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La question de Gilles sur le verbe pouvoir m'amène à me demander quand les deux conjugaisons différentes du verbe asseoir se sont formées, et pourquoi coexistent-elles ?

J'ai tenté de lire les notes du TLFi sur la question, mais il y est dit tout et son contraire : que j'assois est jugé vulgaire par certains grammairiens, mais « surtout usitée dans le style noble » par le Larousse 19e. Même bien assis (pourquoi pas assoyé ?) sur mon séant, j'en ai la tête qui tourne. Une âme charitable a-t-elle une ou deux références plus claires sur la question ?

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J'hésite à corriger une âme charitable a-t-il en une âme charitable a-t-elle des fois que ce serait une figure de style volontaire. –  Joubarc Sep 20 '11 at 14:09
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@Joubarc ne jamais expliquer par l'originalité du style de l'auteur ce qui peut l'être par une faute d'orthographe ou de frappe –  F'x Sep 20 '11 at 14:11
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Quand l'auteur en question est modérateur, je préfère ne pas prendre de risque. –  Joubarc Sep 20 '11 at 14:12
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@Joubarc ça fait un peu « permission d'éditer, mon adjudant ? » — je donne donc ici permission permanente d'éditer mes posts pour me faire apparaître plus intelligent, fort et musclé que je ne le suis en réalité. Je ne me vexerai pas, et au pire, je ferai un rollback (terme qui n'est pas encore dans notre glossaire bilingue !). –  F'x Sep 20 '11 at 14:18
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Grevisse...

Les jugements portés sur les deux séries diffèrent d'une grammaire (ou d'un dictionnaire) à l'autre. Il y a des préférences régionales.

et sur l'histoire

L'indic. prés. se seoir (lat. sedere) était en anc. fr. sié, siez ou siés, siet, seons, seez, sieent. Le singulier se continue dans assieds, assied (où on a introduit un d par imitation du latin). [...]

Les formes en -oi-, -oy- sont dues à l'influence de l'infinitif. Elles ne sont pas récentes [citations de Rabelais, Molière,...] mais les grammairiens les signalent rarement avant le XVIIIe s. — L'Acad. ne les mentionne que depuis 1835 (« quelquefois »).

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