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Il est assez clair que les variantes régionales du Français empruntent couramment du lexique aux autres langues avec lesquelles elles sont en contact. Voir par exemple Les emprunts dans le Dictionnaire des régionalismes de France.

Est-ce vrai pour la grammaire ?

Par exemple : trouve-t-on en Français d'Alsace des particularités grammaticales issues de l'Alsacien ? Dans la région de Nice des emprunts au Provençal ou à l'Italien ? En Suisse au Suisse Allemand...

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Oui, cela existe, même si c'est plus rare que les emprunts lexicaux. On en trouve d'autant plus qu'on s'éloigne de régions où le français domine.

On rencontre dans certains coins de la Belgique des structures calquées sur le flamand. Par exemple, à Bruxelles : « Voici Pierre, son ami. » (« Daar komt Piet zijn vriend »).

Le français acadien est assez teinté d'anglais. Par exemple on y trouve des verbes à particule : « Y'où se que t'arrive de ? » (« Where are you coming from? »).

Ces phénomènes sont plus fréquents dans certains dialectes africain, mais je ne les connais pas du tout. L'article de Jérémie Kouadio N’Guessan sur « la Situation linguistique » dans Diagonales n°26 (1993) consacré à la Côte d'Ivoire devrait t'intéresser ; il y déclare que « Le français populaire ivoirien est une espèce de sabir franco-ivoirien qui utilise des mots français (phonétiquement déformés) sur des structures syntaxiques des langues ivoiriennes ».

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« Y'où se que t'arrive de ? » : le Y est volontaire ? se := est-ce ? l'absence de s à arrive est volontaire ? (À part ça, ça ressemble phonétiquement à du français…) –  Stéphane Gimenez Oct 3 '11 at 0:40
    
@StéphaneGimenez J'ai fait confiance à 121.44.154.248. Citation nécessaire, effectivement, même si j'ai aucune raison d'incroire. Le livre de Raphaële Wiesmath, peut-être ? –  Gilles Oct 3 '11 at 0:49
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Je pense que le cas de Bruxelles est plus nuancé : si un néérlandophone utilisera effectivement la grammaire flamande avec un vocabulaire français, ça ne percole pas pour autant dans le language. Je n'ai jamais entendu un seul francophone dire Pierre son ami au lieu de l'ami de Pierre. Pour moi, le phénomène est plus à attribuer à des personnes faisant des fautes en apprenant la langue. –  Joubarc Oct 3 '11 at 4:41

Oui. J'ai connaissance de quelques cas ; au Canada en particulier, il y a des tournures de phrase directement inspirées de l'anglais.

  • Je suis tombé en amour - I fell in love
  • Ca fait du sens - It makes sense.

Et beaucoup d'autres.

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Faire sens fait aussi partie depuis peu du sociolecte de la politique. –  Evpok Oct 3 '11 at 20:33

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