Malgré qu'il ait beaucoup travaillé, il a raté son examen.
On entend souvent l'emploi de malgré que dans ce genre de tournure. Est-ce correct ?
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L'Académie Française recommande d'éviter l'emploi de "malgré que" comme subordonnant de concession. Cet emploi relève généralement d'une confusion entre conjonction de subordination et préposition. On préférera employer la conjonction de subordination "bien que" :
Ou encore la conjonction de subordination "quoique" :
Ou bien encore la préposition "malgré" :
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Non, ce n'est pas une tournure correcte - voir http://www.synapse-fr.com/manuels/MALGRE.htm Il vaut mieux dire : "bien qu'il ait beaucoup travaillé, il a raté son examen" et, à la rigueur, "malgré le fait qu'il ait beaucoup travaillé, il a raté son examen". |
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D'abord, il y a une expression figée qui utilise « malgré que » de manière consensuelle : « malgré que j'en aie » (que tu en aies, etc.). Cette expression signifie « en dépit de moi », « malgré moi ». Elle est vieillie ; de nos jours, il faut la considérer comme très soutenue et potentiellement incomprise. En dehors de ce cas, les dictionnaires prescriptifs considèrent en général « malgré que » comme un usage incorrect. Dans le Dictionnaire de l'Académie française, « malgré que » n'apparaît pas (sauf dans l'usage très particulier ci-dessus). Littré remarque:
Cela n'empêche pas les dictionnaires descriptifs de recenser des usages. Le Petit Robert note qu'il s'agit d'un « emploi critiqué ». Le Trésor de la langue française indique
Le TLF cite un usage remontant au 18e siècle. L'usage tend à se répandre avec le temps. En pratique, l'incorrection de « malgré que » est suffisamment connue pour que l'on courre fortement le risque d'être repris si on l'utilise. Cela n'empêche pas de l'entendre (et dans une moindre mesure de la lire) à l'occasion. Il faut donc considérer « malgré que » comme non standard, mais potentiellement en voie de le devenir. C'est en tout cas à déconseiller dans une rédaction ou à un locuteur non natif. |
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