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Discussing this question raised a point about when to use connaître and when to use savoir. The advice given was

generally speaking, connaître is knowing about a topic whereas savoir is knowing a fact.

Is there a simple rule that can help remember which to use? (E.g. for the abstract "knowing" use X?)

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What's wrong with the simple rule that you quoted yourself? – Brennan Vincent Aug 17 '11 at 21:27
The line between topic and fact seemed quite hazy - I was wondering if someone else had some good advice that might help it stick. – Flexo Aug 17 '11 at 21:31
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The way I think of it (which could be wrong) is that you can replace "connaître" with "am familiar with", while "savoir" is used in the sense of "I know that [x]" where [x] is some fact. – Andrew Lewis Aug 18 '11 at 15:19

5 Answers

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Unfortunately, there's no rule of thumb: the two verbs have different meanings.

Savoir means to know something because you have learned about it (e.g. read about it, heard about it). You never use it for a person.

Je sais que la terre n'est pas plate.
(I know the earth is not flat.)

Connaître means to know about someone or something because you have met them or experimented it.

Je connais John.
(I know John.)

Je connais la physique.
(I know my physics.)

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Ainsi que le "je sais nager" (I can swim) où l'anglais n'utilise pas know mais rentre pourtant dans le premier cas, étant donné que l'on a appris à nager/marcher/... – LudoMC Aug 17 '11 at 21:39
@LudoMC: Exact, mais je pense que c'est un léger abus du verbe savoir : on devrait plutôt dire Je peux nager. – Laurent Pireyn Aug 17 '11 at 21:42
Cela mériterait alors une question à part entière car j'ai toujours entendu "je sais nager" et depuis "tout petit" :) La remarque est intéressante car il est vrai que l'on est là dans la capacité physique qui devrait normalement utiliser "pouvoir". Y a-t-il une règle grammaticale là-dessus? – LudoMC Aug 17 '11 at 21:45
In local varieties of French, it can differ. E.g. Cajun French where connaître is often used instead of savoir. – Evpok Aug 17 '11 at 22:22

Maybe some examples will help:

Est-ce que tu sais quand a eu lieu la révolution française?
— Non, je ne connais pas très bien l'histoire.

Je connais cet homme, mais je ne sais pas quel est son métier.

Tu n'as jamais entendu parler de l'Arc de Triomphe? Pourtant, c'est connu!

Est-ce que tu connais le site WordReference?
— Oui, mais je ne connais pas l'adresse.

Note: in the last exemple, “je ne sais pas quelle est l'adresse” is also possible.

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Looking at the headings under connaître and savoir in the Petit Robert is helpful.

Connaître is (primarily):

  • to have something in mind (the thing can be anything: a concrete object, a person, an abstract concept).
    I know this word. Je connais ce mot.
    I know the answer to this question. Je connais la réponse à cette question.
    I know Dante's works well. Je connais bien l'œuvre de Dante.
    I have known hunger. J'ai connu la faim.
  • to know a person. The possible connotations are mostly the same as in English.

Savoir is (primarily):

  • to know a precise fact, i.e. to be aware that this fact is true. I know that the sky is blue. Je sais que le ciel est bleu.
    I know how to do this. Je sais comment faire cela. I know who Dante is. Je sais qui est Dante.
    I know what hunger is. Je sais ce que c'est que la faim.

There are numerous idioms and oddities; ultimately deciding between the two words is one of these matters of usage that only come with practice.

The usage can even vary in space and time. In Belgian French, savoir is often used to mean “be able to” (whereas in France pouvoir is the normal verb); this usage is rare in France but comes up in a few idioms. As recently as a century ago, savoir could be used in sentences like je sais le latin (I know Latin, I can speak Latin) which in modern French would sound odd (« je sais parler latin », « je connais le latin » sound more natural).

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"Je connais parler latin" is utterly wrong, however. – Joubarc Aug 18 '11 at 8:55
On préférera un implicite "Je parle latin." même si pour une langue morte ça pourrait sembler étrange. – Knu Jul 11 '12 at 3:45

Une astuce consiste à rattacher

  • savoir à l'objectivité et,
  • connaître à la subjectivité.

Ligne générale :

  • on sait des choses avec le mental,
  • on connait par les sens et l'expérience.

On sait calculer, on connait la science des mathématiques.
On sait que la Tour Eiffel existe, on la connait après l'avoir visité.

Deux expressions familières :

  • on sait des tas de choses, parce que l'on croit qu'elles existent, alors qu'elle ne sont que dans notre imaginaire, à l'intérieur de notre boite crânienne,

  • On connait son monde, pour dire que l'on est pas dupe de la réalité, que l'on a déjà éprouvé le monde.

Technique & artefact contre science et art :

  • On sait nager, car on maîtrise la technique,
  • On connait la natation car on a assimilé l'art de nager.
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Même si la lecture en est assez technique, et non traduite à mon grand regret (c'est une tâche qui dépasse de loin mes talents de traducteur !), on peut se référer à l'Encyclopédie philosophique universelle (Les Notions Philosophiques - tome 1, Sylvain Auroux, 1998, PUF) pour distinguer connaître et savoir :


Le terme français connaissance, qui remonte au XIIème siècle, est un dérivé du verbe conoistre, apparu un siècle plus tôt et qui, à son tour, dérive du latin cognoscere. Tant le français connaissance, l'allemand Erkenntnis et l'anglais knowledge que l'anglais et le français cognition, comme l'allemand Kognition, renvoient, en dernière analyse, à la base indo-européenne ĝenē-, genō- au sens d'« être mentalement capable ». C'est de cette racine que sont également dérivés en grec les formes se rattachant au verbe gignōskō. Tandis que l'anglais organise le champ sémantique de l'action cognitive et de son résultat à partir de to know, l'allemand recourt à la dualité (er-)kennen/wissen et le français à celle de connaître/savoir. Le grec (oída, epístamai, gignōskō) et le latin (scire, noscere, cognoscere) montrent encore une plus grande diversité lexicale. Le latin cognoscere a le même sens que la forme sans préfixe noscere, dont le présent (nosco) signifie « j'apprends à connaître » et le parfait (novi) « j'ai appris, je sais ». L'acception de « connaissance en train de se faire » (le connaître) et celle de « connaissance faite » (concept ou idée) se retrouvent dans le substantif notio qui dérive du participe notus, « connu », et qui se trouve à l'origine du concept de « notion » dans la plupart des langues européennes modernes. Bien que l'espagnol conocimiento, l'italien conoscimento et le portugais conhecimento aient la signification de l'acte de connaître et de la faculté cognitive, ils ont pris aussi — principalement au pluriel — le sens de ce qu'on connait pour l'avoir appris. Parallèlement, le français connaissance peut signifier soit l'acte de présentation à l'esprit d'un objet et/ou sa pénétration intellectuelle, soit la faculté qui réalise cet acte, soit l'idée ou notion d'un objet comme résultat du processus cognitif. Bien que dans la langue courante, « connaissance » et « savoir » soient souvent utilisés indistinctement, les termes ne sont pas interchangeables, comme le montre tout essai de traduction du terme hégélien das absolute Wissen. Stricto sensu on peut concevoir l'absolu d'un savoir absolu réfléchi et total des conditions dialectiques qui l'ont mené à son propre achèvement, mais non pas une connaissance absolue, laquelle comporte en dernière analyse une contradictio in adjecto, étant donné que l'action de connaître — indéfectiblement liée à la finitude de l'action temporelle du sujet qui la réalise — ne peut en tant que telle aspirer à nommer ni la compréhension achevée de l'absolu, ni même l'intelligence absolue d'une chose finie. A la rigueur, c'est seulement le savoir en tant que terme et résultat clôturant le processus — temporel et donc fini — de connaissance qui peut être qualifié, dans certaines circonstances, d'absolu. Tenant compte de cette distinction, on comprend que le Dieu de l'onto-théologie (qui ne peut être pensé comme soumis aux conditions de la temporalité) ne soit pas capable de connaître. S'il existait, cependant, il serait tenu de tout savoir.

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Merci! C'est la réponse que je cherchais quand je posai une autre question, ne sachant pas qu'il y avait déjà une question trop proche de la même topique. – JL344 Jul 11 '12 at 2:23

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