Take the 2-minute tour ×
French Language Stack Exchange is a question and answer site for students, teachers, and linguists wanting to discuss the finer points of the French language. It's 100% free, no registration required.

Question provocatrice, car elle a probablement été comprise, alors que pour moi elle n'a aucun sens.

"Par" a gardé et enrichi les sens du "per" latin, qui dénote essentiellement un passage avec mouvement à travers le temps ou l'espace, par extension l'utilisation d'un moyen.

Il participe à des expressions bienvenues, sauf des victimes ("périr par l'épée", "le vaisseau se trouva pris dans les tempêtes, par 45° S de latitude", etc.).

Mais comment comprendre :

  • "par contre" ? Je peux passer par une porte, ou bien m'appuyer contre, mais pas les deux à la fois. Comment est-ce devenu analogue à : "en revanche", "cependant", "toutefois", "néanmoins", etc. ?

Alors que ce n'est que l'abréviation d'un terme commercial, "par contre-envoi", signifiant soit "sans délai" (par retour de courrier), soit "en remplacement" (d'une livraison de marchandises défectueuses).

  • "par ailleurs" ? Cela ne peut signifier que "par un autre chemin, une autre route" : "Je l'attendais devant la porte principale, mais elle sortie par ailleurs, une petite porte que je n'avais pas remarquée".

Cela ne me semble pas du purisme, mais de la logique. D'ailleurs les puristes ont beaucoup nuit au français par des remarques infondées, en particulier le Savoyard Vaugelas, apprécié de Richelieu mais dont les écrits sont devenus comiques (heureusement, parmi les auteurs célèbres comme Racine, Boileau, Bossuet, la Fontaine, Voltaire, etc., seul Corneille l'a écouté et un peu corrigé certains vers selon ses prescriptions - car il devait, en l'attente d'une pension, plaire au Ministre - débat cornélien).

C'est Vaugelas qui a rendu le "pource que" obsolète, et lui a fait substituer "parce que", sans aucune raison. Quel illogisme ! "Pourquoi as-tu pris cette décision ?" - "Parce que ..." : on interroge à propos d'un but, la réponse est celle d'une cause.

Pendant ce temps, l'anglais était relativement à l'abri de censeurs, et est resté une langue vivante.

share|improve this question
1  
-1... quelle est la question ?... J'ai l'impression que ces remarques auraient plus leur place sur le méta ?... (mais il faudrait les traduire en anglais). Cdlt. –  Istao Oct 26 '13 at 16:30
    
@Istao Je pensais que mes questions, en gras devant un point d'interrogation, et après "comment comprendre", n'étaient pas de la nature de remarques. M'exprimer en anglais, en tant que Britannique de West London, ne me serait pas trop difficile, mais n'intéresserait que peu d'Américains ; et puis, après avoir gagné plus de mille réputations en moins d'un mois sur leur site dédié, je renonce : j'ai trop de difficultés à comprendre et surtout être compris outre-Atlantique, les systèmes de référence sont trop différents entre Oxford et l'Alabama. –  ex-user2728 Oct 26 '13 at 17:56
1  
La question commence par « Ce forum est intéressant », et ce n'est même pas une question mais une remarque annonçant une discussion sur la nature du forum, je suis d'accord avec Istao : ça se passe sur Meta. Mais français ou anglais y sont utilisés indifféremment. De plus je ne comprends pas ce que vient faire ici la remarque sur la différence entre « Oxford et l'Alabama » : la majorité de ceux qui fréquentent FL&U viennent de pays francophones, les anglophones y sont vraiment minoritaires. Et pour ce qui est des « références » il me semble que chaque forum de stackexchange a les siennes. –  Laure Oct 26 '13 at 18:40
1  
@MarkThorin: Tu pourrais peut-être relire le helpcentre : french.stackexchange.com/help/on-topic. –  Laure Oct 26 '13 at 18:44
1  
Je vois où tu veux en venir avec ton titre, mais, hélas, il est incompréhensible tant que l’on a pas lu le corps de la question. Ce qui en fait un bien mauvais titre, tout amusant qu’il soit. Or un bon titre est primordial : c’est lui qui apparaît sur la page d’accueil ou dans les résultats de recherche. Par conséquent (na !), je me permets de suggérer d’en trouver un autre, plus banal mais plus efficace, comme « Pourquoi et comment les locutions “Par contre” et “Par ailleurs” se sont-elles répandues ? », p.e. Les questions gagneraient également à être plus visible dans le corps du texte. –  Édouard Oct 26 '13 at 23:36
show 2 more comments

closed as unclear what you're asking by Laure, Zistoloen, Ludovic C., M42, Stéphane Gimenez Oct 27 '13 at 9:58

Please clarify your specific problem or add additional details to highlight exactly what you need. As it's currently written, it’s hard to tell exactly what you're asking. See the How to Ask page for help clarifying this question.If this question can be reworded to fit the rules in the help center, please edit the question.

1 Answer

Je ne peux guère donner d’arguments historiques à l’apparition des termes « par contre » ou « par ailleurs ». Cependant, je peux constater leur utilisation au quotidien et proposer quelques sources qui attestent que leur entrée dans la langue n’est pas récente.

À propos de « par ailleurs », le Trésor de la langue française informatisé cite Chateaubriand, Anatole France et Proust.

Helvétius, par ailleurs honnête homme et bon homme, (mot dont on a trop mésusé, et qu'il faut faire revenir à sa première valeur), Helvétius marié, se faisoit amener chaque nuit une nouvelle maîtresse par son valet de chambre, qui les cherchoit, autant qu'il pouvoit, dans la classe honnête du peuple.
François-René de Chateaubriand, Essai sur les Révolutions

… à ce point que des hommes honorables par ailleurs, comme monsieur votre trisaïeul, sacrifiaient à la fausse philosophie, …
Anatole France, L'Anneau d'améthyste

Elle souhaitait qu'il cultivât des relations si utiles, mais elle était par ailleurs portée à les croire peu chic, depuis qu'elle avait vu passer dans la rue la marquise de Villeparisis en robe de laine noire, avec un bonnet à brides.
Marcel Proust, Du côté de chez Swann

Le Bon Usage (14e édition, §1034 f) précise que l’Académie a admis la locution dès 1932 et propose plusieurs citations1. Il reconnaît certes que le Littré n’admet que le sens « par un autre chemin », mais qualifie ceux qui n’acceptent que cet emploi de puristes.

À propos de « par contre », le Trésor offre à nouveau plusieurs citations. Je ne reproduirai ici que celle de Maupassant :

Si le jardin se trouvait à l'ombre, la maison, par contre, était en plein soleil.
Guy de Maupassant, Les Dimanches d’un bourgeois de Paris

Le Bon Usage (14e éd., §965 e) 4o) évoque son apparition dès le XVIe siècle et affirme son entrée dans « l’usage général, même le plus exigeant » depuis le XIXe.

Il donne également un bref historique de conflit autour de la locution, évoquant entre autres l’opposition de Voltaire puis le classement dans la langue commerciale dans le Littré. Il raconte également son entrée, puis son éviction et enfin son retour (adjoint d’une remarque la déconseillant) dans le dictionnaire de l’Académie.

Je ne résiste pas à l’envie de citer, toujours par l’intermédiaire du Bon Usage, Gide :

Trouveriez-vous décent qu’un femme vous dise : « Oui, mon frère et mon mari sont revenus saufs de la guerre ; en revanche, j’y ai perdu mes deux fils » ou « La moisson n’a pas été mauvaise, en compensation toutes les pommes de terre ont pourri » ?
André Gide, Attendu que…


1 Citations que j’ai la flemme de reproduire ici. Maurois et (Claude ?) Mauriac, entre autres.

share|improve this answer
    
J'ai approuvé votre réponse, très riche et argumentée. Les trois citations de "par ailleurs" signifient "par d'autres aspects", extension normale du sens, mais pas comme "de plus", "en outre". Quant à la citation de Gide, il faut évidemment dire "cependant", néanmoins" ... ou tout simplement "mais". –  ex-user2728 Oct 27 '13 at 9:05
add comment

Not the answer you're looking for? Browse other questions tagged or ask your own question.