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J’entends souvent, surtout dans le langage mercatique, une description amorcée par le verbe être (« Telle chose est […] ») de sorte que l’on s’attende à la révélation de la nature, en fait de laquelle est énumérée la composition. Le cas typique se retrouve, comme je le disais, dans le nauséabond style publicitaire comme par exemple « L’entreprise X c’est surtout 500 personnes qui travaillent, des machines, des locaux […] ».

J’ai en horreur une telle façon de parler mais cette figure de style porte-t-elle un joli nom ? En tout cas, j’y ai vu une assimilation à la métonymie ; qu'en penser ?

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2 Answers 2

Il me semble que dans votre phrase (« X, c'est 500 personnes, des machines, etc. »), il n'y a pas de figure de style mais une simple définition du terme de départ. La figure métonymique qui est « le tout pour la partie ou la partie pour le tout » s'appelle la synecdoque. La formulation d'une telle figure pourrait être « les cinq cents têtes qui travaillent pour vous », « la grande machine (= l'entreprise) qui vous propulsera vers l'avenir », etc.

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Loin d'être savant, je n'arrive pas à trouver une réponse parmi les propositions offertes pour métonymie.

Comme il ne s'agit que de valoriser une définition du concept visé, je dirais simplement qu'il s'agit, selon le Robert, de :

vantardise, de vanter : « Parler très favorablement de quelqu'un ou de quelque chose, en louant publiquement et avec excès. »,

... ce qui est très désagréable aux oreilles honnêtes.

Sinon on peut faire comprendre son irritation en qualifiant la tournure de :

  • Expression à la mode,
  • Jargon mercantile,
  • Dialecte publicitaire,
  • Pub'argot ou argot de com'

EDIT après commentaire

(« Telle chose est […] ») est le paradigme de la définition.

L'absence de logique, de réalité, de véracité d'une définition est le fait des rhéteurs dont Schopenhauer donne les méthodes dans L'art d'avoir toujours raison (et les conséquences en sous-titre) et de se faire détester de tous.

On pourrait conclure en affirmant que :

La rhétorique mercantile devient de plus en plus insupportable.

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Certes mais il n’en reste pas moins que c’est une construction de phrase particulière. Il s’agit de la forme que je cherches à qualifier et non le fond (qui très certainement relève du registre mélioratif et même franchement mercantile). –  Fauve Feb 11 at 22:58
    
@Fauve J'ai complété ma réponse pour prendre en compte vos remarques. –  cl-r Feb 13 at 7:14
    
Certes mais les constructions non sequitur elles mêmes connaissent plusieurs sous-types :) Aussi, je ne suis pas satisfait de ce que j’ai pu trouver. Et pour cause, je crois que cette notion ne porte pas de nom. Une néologie s’impose. –  Fauve Feb 13 at 14:38
    
@Fauve A mon sens il ne s'agit pas d'une construction logique avec si ... alors ..., mais d'une définition oblitérée, incomplète, dithyrambique même si elle utilise les principes de la rhétorique : "voilà ce que c'est ... et je ne vous dit pas tout, je me focalise sur ce point ... je valorise ces qualités essentielles à mes yeux ...". Ce serait plus de la morale (péché d'orgueil, mensonge par omission, vanité) que de la linguistique, ce qui justifierait le 'manque' que vous soulignez. –  cl-r Feb 13 at 15:03
    
Certes mais certaines ruptures syntaxiques sont justement des figures de style :) La chose dont on parles est très certainement ce que l’on appelle un solécisme mais il reste encore à catégoriser plus précisément ce solécisme. Certes, il semblerait qu’il n’ai pas de nom et c’est pour ça que je recourt à la néologie :) –  Fauve Feb 13 at 15:27

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