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Je consultais l'article wikipedia sur "hue" et je clique sur l'article en français: "ton et teinte". On peut y lire entre autres:

Le ton ou la teinte désignent sans ambiguïté la couleur perçue.

Plus d'une ambiguité subsistent néanmoins dans mon esprit. On discute plus loin dans l'article:

On emploie quelquefois ton et teinte avec un sens plus restreint, où teinte désigne la couleur indépendamment des effets de dégradé, de clarté ou d'obscurité, tandis que le ton désigne les autres caractères, valeur et intensité. Une teinte peut ainsi avoir plusieurs tons, qui constituent une gamme; mais d'autres auteurs inversent ces précisions.

(notes omises).

Question: Comment articule-t-on les propriétés d'ajout de blanc (tint), de gris (tone) et de noir (shades) avec le mot servant à désigner "hue" en français (et donc lequel choisir) ? Si je sélectionne English à partir de l'article en français je tombe sur "tints and shades" et non pas hue ?

Example :

This is a shade made from this hue; here is a tint of the same hue; here is a tone from the same hue.

Contexte - rouge par exemple:

enter image description here

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En effet c'est un peu complexe.

  1. La teinte/hue c'est un spectre lumineux sur 360°, comme un arc-en-ciel. Le spectre visible ne représente donc pas une couleur particulière pour un angle donné puisque cet angle peut être combiné avec d'autres caractéristiques: la saturation et la luminosité.
  2. La saturation/tint c'est la pureté de la couleur. Un rouge saturé est un rouge très vif alors que dé-saturé, il tend vers le rose.

    Pour ce qui est du blanc en général, on retire simplement la couleur. On peut aussi obtenir du blanc en mélangeant toutes les couleurs.

  3. Ajout de noir : shade ou encore on peut dire luminosité en français. L'augmenter fait en sorte que la couleur va devenir toute noire.

  4. Pour ce qui est du gris : l'explication me semble peu claire mais ce que j'en comprends c'est que le tone c'est la combinaison du shade et du tint. En effet, diminuer la saturation et diminuer la luminosité donne une couleur qui tend vers le gris, mais ce n'est pas nécessairement la même chose qu'ajouter du gris.

En résumé:

  • Teinte/hue : Un rouge vif qui se trouve à l'angle 360 peut avoir,
  • Un niveau de luminosité/shade de 50%, ce qui donne un rouge sang moyennement foncé.
  • Ou un rose si on change seulement la saturation/tint pour 50%
  • ou, si on combine un shade de 50% et le tint de 50%, on obtient ... 804040
  • Je me demande si pour tout rendre dans une même phrase il ne faudra pas utiliser "couleur" ironiquement pour "hue"... – user3177 Nov 11 '14 at 5:24
  • cette phrase était sur la page de Wikipédia ? – Vincent Nov 11 '14 at 5:28
  • Non, c'est moi qui essaie de manier les concepts dans une phrase. En utilisant "couleur", on pourrait parler de teinte, de ton et d'ombre. Ou est-ce "chroma"? C'est une réflexion. – user3177 Nov 11 '14 at 5:32
  • La couleur final est le résultat de l'application a une teinte d'une combinaison d'un taux de saturation et de luminosité spécifique. – Vincent Nov 11 '14 at 5:39
  • Oui, HSV/B. Mais donc, "cette couleur foncée/ombrée, cette teinte de la même couleur, ce ton provenant de la même couleur". Qqc comme ça je me dis. Merci! – user3177 Nov 11 '14 at 5:44
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Hue peut être traduit en français par coloration (couleur pure), tint par teinte (couleur pure + blanc), shade par ombre (couleur pure + noir) et tone par ton (couleur pure + gris).

Terminologie du mélange des couleurs

Voici le résumé de colorimétrie auquel je suis parvenu, avec les noms équivalents en anglais.

Généralités

On appelle couleur (colour) la perception de la lumière.

On appelle lumières métamères (metameric lights) deux lumières de couleur identiques et de compositions spectrales différentes.

On appelle lumières complémentaires (complementary lights) deux lumières dont le mélange est de couleur blanche.

On constate expérimentalement que toute lumière monochromatique possède une lumière complémentaire monochromatique, sauf celles de longueur d’onde comprise entre 492 nm et 567 nm (correspondant aux lumières de couleur verte) qui possèdent une lumière complémentaire dichromatique de couleur pourpre. Une lumière dichromatique de couleur pourpre est composée d’un mélange d’une lumière monochromatique de couleur violette et d’une lumière monochromatique de couleur rouge, les deux extrémités du spectre électromagnétique visible. On la munie conventionnellement d’une longueur d’onde négative égale à l’opposée de celle de sa lumière complémentaire de couleur verte.

De l’approximation de la linéarité du mélange des lumières (lois de Grassmann), on déduit la loi fondamentale du mélange des lumières :

Toute lumière possède une lumière métamère composée d’un mélange d’une lumière monochromatique, ou d’une lumière dichromatique de couleur pourpre, et d’une lumière de couleur blanche.

Grandeurs physiologiques

Lumière captée par l’œil humain :

  • longueur d’onde dominante (dominant wavelength) : longueur d’onde de la composante monochromatique, ou de la composante dichromatique de couleur pourpre, de la lumière métamère ;
  • pureté colorimétrique (colourimetric purity) : rapport de la luminance visuelle de la composante monochromatique, ou de la composante dichromatique de couleur pourpre, de la lumière métamère et de la luminance visuelle de la lumière métamère totale ;
  • luminosité (lightness) : fonction puissance de la luminance visuelle.

Grandeurs psychologiques

Lumière perçue par le cerveau humain :

  • coloration (hue) : perception de la longueur d’onde dominante ;
  • saturation (saturation) : perception de la pureté colorimétrique ;
  • clarté (brightness) : perception de la luminosité.

Variations de grandeurs psychologiques

Comparaison de lumières perçues par le cerveau humain :

  • nuances (nuances) : couleurs de différentes colorations ;
  • tons (tones) : couleurs de différentes saturations ;
  • teintes et ombres (tints and shades) : couleurs de différentes clartés.
  • il me semblait qu'une lumière métamère était un composé de plusieurs longueurs d'ondes lumineuses différentes, mais qui s'apparentait à une couleur (genre bleu de prusse alors que la composé est de couleur bleu + verte), ce que vous dites, mais pourquoi les lumières rouges et violettes ont des comportements différents ? L'idée est la même non ? – Gautier C Jun 2 '16 at 7:09

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