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J’entends par indicateur patronymique les mots comme ibn|bani (littéralement « fils de ») et ab[û|i] (littéralement « père de »).

L’usage chez les anciens arabes, quelque peut perpétué aujourd’hui encore, voudrait que l’on nomme certaines personnes par le prénom de leur père ou, au contraire, de leur fils comme Bilāl ibn Rabbah (Bilāl fils de Rabbah*), Abu Huraira (Père de Houraira) ou encore Ali ibn Abi Talib (Ali fils du père de Talib, forme qui peut sembler cocasse mais au demeurant très courante).

Simplement, je me demande si, en vertu des règles typographiques portant sur le nom propre, on devait utiliser les majuscules au début de ces indicateurs patronymiques. Car, à dire vrais, dans « Abu Huraira », le nom propre est « Huraira », abu n’étant qu’un nom commun. À la rigueur, on pourrait mettre une majuscule en début du nom, que ce soit le noyau du nom propre ou un indicateur patronymique, mais pour le cas où ces derniers se trouvent en milieu de nom propre, que faire ? Dans « Bilāl ibn Rabbah », tous les noms propres stricto sensu ont une majuscule et ibn, le nom commun qui ne se trouve pas en début de « titre » n’en a pas. Tout est en ordre.

Sauf, là encore, que j’ai souvent vu « Ali ibn Abi Talib » (« Ali fils du Père de Talib »). Abi a une majuscule mais pas ibn alors que les deux sont en position médiane. Quoi penser ? Ma théorie est que « Abi Talib » (« Père de Talib ») est en soit un « titre » à part entière avec ses propres règles qui se trouve imbriqué dans un autre titre. Or, comme dans le titre « Abi Talib », abi, bien que nom commun, se trouve en début et doit comporter une majuscule. Majuscule qui donc demeure lorsque ce titre est imbriqué dans un autre titre.

Mais est-ce bien là le bon usage ?

  • Cf. fr.wikipedia.org/wiki/Particule_%28onomastique%29 , après vérification, 'ibn' signifie fils et pas 'de' génitif, donc c'est encore plus flou. D’après wikipedia, il semble que pour les naturalisés français, la personne peut choisir de mettre la particule en majuscule ou pas. C'est donc un peu au choix. – user5628 Dec 15 '14 at 0:43
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    Je me suis mal fait comprendre. Dans ma traduction, j’ai utilisé de comme un véritable adjectif possessif et non comme particule nobiliaire. Le fait est qu’en arabe on n’utilise pas de tel adjectif, la possessivité étant exprimée par la place des mots « fils Hamza » se comprends « fils de Hamza ». Nécessairement, en voulant traduire littérairement et non littéralement, il fallait respecter les contraintes grammaticales de la langue d’arrivée et donc d’ajouter un de. – Fauve Dec 15 '14 at 13:42
  • Oui. Je n'ai pas de réponse précise, c'est pour ça que j'ai juste laissé un commentaire. Les indications patronymiques sont nombreuses en langues étrangères, (Mac, O', -vskii, -vna, tous fils de), ainsi que les indications d'appartenance familiale (de, Di, von, van, ...) ou générationnel (3eme du nom, possible aux US ou au Japon). Le deuxième cas en français est bien délimité, il faut utiliser l'orthographe et la casse de la langue source, sauf pour le naturalisés qui font ce qu'ils veulent, dixit wikipedia. – user5628 Dec 15 '14 at 19:52
  • Mais la langue arabe n'a pas d'alphabet mais un abugida (voyelles en exposant?), et de plus tu dis qu'elle n'exprime pas le génitif par une particule explicite. Il me semble d’après ce que tu dis que 'ibn' soit utilisé comme particule d'appartenance familiale (de,...) d’où la minuscule, et que Abu soit en majuscule par déférence. Pas une réponse en bonnet difforme donc, mais d’expérience avec les scripts non latins, c'est un peu le bordel (voir toutes les transcriptions possibles des langues asiatiques). A mon avis, a part naturalisation qui fige l'usage, c'est libre si c'est cohérent. – user5628 Dec 15 '14 at 20:04
  • pardon, bonnet difforme, référence a Coluche, mais pas classe sur un forum de langue française. – user5628 Dec 15 '14 at 20:14
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C'est une remarque qui porte sur votre question plus qu'une réponse, mais dans le Lexique des règles typographiques en usage à l'Imprimerie nationale (édition 2002), à propos d'imbrication, on trouve p. 26 deux exemples qui semblent accréditer votre hypothèse :

  • Ibn Saoud ;
  • Youssouf ibn Tachfin.

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