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Je voulais savoir s'il y avait une différence entre un attorney et un lawyer en français. Je ne suis pas sûr de comprendre la différence en anglais.

Est-ce que pour les deux on dit qu'ils sont des avocats ? Y a-t-il un mot pour chacun ?

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Attorney réfère à une personne qui en représentent une autre, qui parle pour elle afin de donner une réponse plus adéquate. C'est un représentant.

Lawyer réfère à un avocat. Il conseille et défend une personne en justice, lui cite ses droits, lui dit quoi dire. Un avocat peut être un représentant.

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    +1, car c'est vrai que "attorney" tout seul est ambigüe car il peut vouloir dire “attorney-in-fact” et, comme vous dites, ne s’agit pas forcement d’avocat, même si l’on pense, faussement, que sans le « in-fact » on parle sans exception et uniquement d’un « lawyer et donc d’un avocat. Cependant, avec l’ajout de « at-law », ‘attorney-at-law’ veut dire “lawyer” et donc, avocat. – Papa Poule Aug 13 '15 at 1:56
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Dans une autre réponse on traite brièvement de la différence entre la profession d'une part et les rôles et fonctions d'un mandataire, qui pourrait être avocat, d'autre part. Une explication en français du sens de mots anglais est hors sujet1.

En résumé, l'attorney Américain est un avocat. Plus généralement aussi ce peut être quelqu'un qui agit comme mandataire. Le power of attorney est rendu par l'idée de procuration en français. On peut ainsi constater le lien entre la procuration et le contrat de mandat; la première étant souvent associée à l'écrit qui constate le deuxième. Le terme représentant et l'idée de représentation peuvent servir à décrire de manière usuelle un pouvoir/rôle du mandataire, de l'avocat, du notaire, ou être rattachés à plusieurs autres sens spécialisés (dont l'intermédiaire, le courtier, le fiduciaire, ou même communément le vendeur etc.). Mais il n'est pas à mon avis le terme à préférer pour rendre usuellement l'attorney. L'expression représentant juridique, reliée, est quant à elle peu usitée et fait aussi appel au concept d'agency en common law, réalisé par mandataire en français.2


Le terme avocat sert souvent de traduction autant à lawyer qu'à attorney; il est compris de tous3 et désigne le juriste inscrit au tableau de son ordre professionnel, qu'il plaide ou non devant le tribunal. On lui confie différents mandats, dont le conseil, ou l'assistance et la représentation de son client devant les tribunaux. Selon le ressort et la nature des gestes à poser en contexte, on pourrait préférer traduire lawyer par « avocat », « avocat ou notaire » ou par « notaire » uniquement (Québec, voir Loi sur le notariat, art. 10-11, 15-16; France, formation, 2 nov. 1945; ne pas confondre avec le notaire public en common law). Des termes comme avocat-conseil ou avocat plaidant peuvent aider à cerner les orientations de sa pratique (et à étayer la nuance entre le barrister et le solicitor, par exemple; Furetière disait avocat plaidant, écoutant ou consultant, 1690 DHLF/Rey). Autrement on a aussi généralement le mandataire qui exécute le mandat qui lui est confié : plusieurs réalités s'expriment par le biais du mandat et les termes qui les décrivent varient selon l'institution juridique. Par ailleurs, si ce mandat impliquait ne serait-ce que la suggestion par le mandataire d'entreprendre des poursuites judiciaires, ou la rédaction d'une requête ou encore la représentation devant un tribunal en matières contentieuses, entre autres, alors ce mandataire devra être avocat pour pouvoir l'accomplir (par exemple au Québec, voir Loi sur le Barreau art. 128; France, art. 154, RIN art. 6) puisqu'il s'agit souvent d'actes réservés qui sont du ressort exclusif de ce juriste, la profession étant réglementée.


1. Voir sur ELL/ELU. Mais une note au sujet des termes anglais : aux É.-U., un attorney (1, 2, 3, 4) sans autre précision que l'idée du professionnel, c'est presque toujours un avocat de pratique privée. Le terme attorney pourrait aussi signifier attorney-in-fact dans certaines situations plus usuelles de mandat où quelqu'un agit par procuration spécifiquement ou généralement, ou représente quelqu'un d'autre qui agit par son entremise; il ne s'agit pas nécessairement d'un avocat dans ce cas. Mais sans contexte ni information sur l'origine ni à qui on destine la traduction, on ne peut faire un choix éclairé. En Angleterre, on a déjà eu l'attorney, mais on a aboli ce terme qui avait des connotations négatives pour le remplacer par l’appellation solicitor suite au Judicature Act de 1873 (voir art. 87; 100 ans après l'indépendance des É.-U.); ça s'oppose traditionnellement au barrister(ety.), celui qui plaide la cause à la barre du tribunal. Ce sont des différences d'emploi entre l'anglais américain et britannique qu'il faut saisir pour ensuite pouvoir les rendre en français.

2. Il n'y a pas adéquation entre les concepts de droit anglais et ceux du droit civil, mais il ne faudrait pas en déduire que des termes tels procureur, solliciteur, solicitor et même atourné n'existent pas en français ou qu'ils n'aient été utilisés hier ou aujourd'hui pour décrire différentes fonctions proches de celles de l'avocat. Le contexte canadien en est une illustration; on traduit les termes counsel, legal counsel, lawyer et attorney par avocat ou conseiller juridique (fiche 1; on lira avec intérêt toutes les observations de toutes les entrées). On utilise aussi le terme procureur pour rendre le solicitor (fiche 5), mais aussi pour rendre l'attorney, et différemment, avec le (substitut du) procureur général et le procureur de la couronne (ces derniers concepts très proches de ceux du State/Distict Attorney et de l'Attorney General aux É.-U., généralement des avocats qui représente l'État et relèvent de la fonction publique). Au Canada on a déjà eu le Solliciteur général, une institution britannique. Au Québec la Loi sur le Barreau dispose à l'article 1e : "«avocat», «conseiller juridique», «membre du Barreau», «procureur»: quiconque est inscrit au Tableau;". Seuls ces juristes peuvent se prévaloir de ces titres.

3. Il faut noter que l'emploi du terme procureur pour désigner un avocat de pratique privée est vieilli en France (voir aussi Larousse, GDT); il est périlleux de l'utiliser. En effet, le procureur est en France un magistrat depuis 1256 (DHLF/Rey). Le Procureur de la République, les procureurs généraux, leurs substituts, ainsi que les avocats généraux sont tous des magistrats en France. Autrement dit aucun d'entre eux n'est avocat; leur charge est incompatible avec celle de l'avocat qu'ils ne peuvent cumuler. Contrairement à l'Amérique du Nord où les juges sont presque tous issus de la pratique privée, en France on est directement formé comme magistrat à l'École nationale de la magistrature. Un magistrat du parquet ne bénéficie cependant pas de la garantie d'inamovibilité dont bénéficie celui du siège.

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    @PapaPoule Thanks! After reading the link I included I fully understood what you referred to; it is not a presumption/fiction/construction like I thought, as it is based on a writing. I had never heard this idea phrased like so, so I'm thankful for the insight. I hope the edit will be to your satisfaction. Cheers! – user3177 Aug 14 '15 at 0:16

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