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Source: p 93, L'Etranger (Twentieth-Century French Texts) (1998, 3 Rev Sub ed) par Albert Camus, Ray Davison (Relecteur)

Mais un matin, je me suis souvenu d’une photographie publiée par les journaux à l’occasion d’une exécution retentissante.* En réalité, la machine était posée à même le sol, le plus simplement du monde. Elle était beaucoup plus étroite que je ne le pensais. C’était assez drôle que je ne m’en fusse pas avisé plus tôt. Cette machine sur le cliché m’avait frappé par son aspect d’ouvrage de precision, fini et étincelant. On se fait toujours des idées exagérées de ce qu’on ne connaît pas. Je devais constater au contraire que tout était simple: la machine est au même niveau que l’homme qui marche vers elle.

Qu'est-ce qui changerait si Camus avait employé faire, plutôt que se faire ? Y a-t-il des différences entre « faire une idée » et « se faire une idée » ?

PS: Cette question peut être provoquée par ma confusion avec se faire.

  • Vous pouvez inclure votre question dans celle citée en lien et supprimer celle-ci ; j'ai complété ma réponse pour rendre cohérent ce qui est relatif à se faire. – cl-r Aug 23 '15 at 19:39
  • Réponse ajoutée ici : french.stackexchange.com/questions/14789/… – cl-r Aug 24 '15 at 12:17
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"Faire une idée" ne se dit tout simplement pas; il s'agit d'une expression qui nécessite le verbe à sa forme pronominale. "Se faire des idées" se traduit par "to be fooling oneself".

"Se faire du mauvais sang" signifie "to worry", "se faire à ____" signifie "to get used to ____", etc. Aucune de ces expressions n'utilise "faire" sans le pronom.

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