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rater : (Date à préciser) Dénominal de rat[1] et -er, dérivé de l'expression prendre un rat (« ne pas lâcher son coup, avoir des ratés ») → voir louper fait sur loup.

Ce livre (découvert avec Google) associe le rat à un anathème, laquelle association s'applique aussi au loup. Mais je ne vois pas comment rapprocher l'acception ultérieure de « manquer » à partir des acceptions originales.

  1. Pourquoi l'expression prendre un rat signifie-t-elle « ne pas lâcher son coup » ?

  2. Cette définition peut-elle être approfondie ? Quels sont les changements sémantiques dissimulés ou manquants ?

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  • Douze lignes au-dessus de votre référence, il faut convertir 'rat petit' (rat de petite taille, formule inusitée) en petit rat [de l'Opéra]
    – Personne
    Commented Sep 19, 2015 at 6:46
  • Je n'ai pas répondu sur louper dont le seul rapport avec rater est la synonymie, et visiblement tu le sais. Ça peut faire l'objet d'une autre question/réponse. Louper vient de loupe (une pièce qui comporte un défaut, un travail mal fait). Étymologie incertaine (rien à voir avec le loup l'animal), voir le TLF 6.
    – None
    Commented Sep 19, 2015 at 17:22

1 Answer 1

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Prendre un rat (pas utilisé de nos jours) se disait d'une arme à feu qui s'est enrayée et dont le coup ne part pas. On emploie plus volontiers de nos jours avoir des ratés.
Les étymologistes renvoient l'emploi de « prendre un rat/rater » à l'analogie au bruit que fait l'arme qui s'enraye (rat rat rat). Pour certains c'est un bruit semblable à celui du rat qui ronge, pour d'autres c'est par imitation du bruit du piège à rat qui se referme sur l'animal (p.465). Le Dictionnaire historique de la langue française cite Guiraud : « d'après l'ancien français raster, rater (→ ratisser) « racler, ronger » le rouet du mousquet puis le chien du fusil grattant sans réussir à tirer d'étincelle. »

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