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Rappelons-nous, qui avons bonne mémoire, l'année 1822.

C'est la première phrase du livre La vie, la mort, la vie d'Erik Orsenna, de l'Académie française. On se dit que ce type de personne fait attention à son français, mais la phrase me dérange un peu.

La phrase suivante aurait été irréprochable :

Rappelons-nous, nous qui avons bonne mémoire, l'année 1822.

Y a-t-il une règle qui permet d'omettre le deuxième nous ? S'agit-il d'une licence littéraire ? Avez-vous des exemples similaires ?

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Quelques fois le pronom peut être omis et implicite, quand par exemple il y a plusieurs actions pour un même sujet, ou quand on se réfère à la même chose, (et c'est ici facilité par la mise en apposition), mais cela fait très très littéraire. Et c'est certainement l'effet qu'a voulu produire Orsenna. Il ne cherche pas à être irréprochable, il cherche à faire un effet de style avec une construction vieillie. Il a voulu éviter la répétition un peu lourde de "nous".

Il aurait pu écrire aussi par exemple:

Nous sommes fatigués, qui avons fait la guerre

.Ou:

Je les ai vu, qui ont marché longtemps.

C'est une tournure poétique. La phrase est grammaticalement correcte, même si incroyablement peu usitée. On devrait presque rajouter le tag

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