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Du Monde:

Dans son entretien au Journal du Dimanche, il est également revenu sur ses regrets concernant l’action de l’exécutif depuis 2012. « Sur la déchéance de nationalité, j’ai le même sentiment que le président de la République », qui a regretté le 1er décembre avoir proposé cette mesure après les attentats du 13 novembre 2015.

Selon un dictionnaire, on utilise

regretter d'avoir fait

Alors dans l'extrait, pourquoi est-ce que ce n'est pas "qui a regretté le 1er décembre d'avoir proposé cette mesure" ?

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Les deux formes existent : regretter + inf ou regretter de + infinitif. La forme la plus fréquente est de loin regretter de + inf. C'est la seule mentionnée par le TLF et dans la plupart des livres de grammaire. Cependant Grevisse signale l'existence des deux formes* tout en disant que regretter + inf pur est rare et ne donne qu'un seul exemple :

Je regrette surtout ne pas l'entendre ce soir (M. Harry, Les adorateurs de Satan, p.33, cit. Sanfeld).

À mes oreilles la forme sans emploi de la préposition sonne plus littéraire, mais cette impression, toute personnelle, vient peut-être du fait qu'elle est peu usitée. En tous les cas elle ne sonne pas incorrecte à mes oreilles. Je pense aussi que c'est une question de style et d'habitude. Par exemple dans cet autre article du Monde le journaliste qui a écrit l'article dit :

Je regrette avoir dit “la moitié”, c’était mal »

(traduction de l'anglais d'H. Clinton) mais le titreur a titré l'article :

Clinton « regrette » d’avoir stigmatisé des électeurs de Trump

Si regretter est suivi d'un nom la seule construction possible est sans préposition (donc suivi d'un COD). Regretter peut aussi être suivi d'une proposition introduite par que.

*Malgré ce qui et dit ici.

  • La note vaudrait aussi probablement pour rêver et se souvenir p/r au LBU14 ; un moment donné je vais regarder du côté du Multi pour voir, comme c'est aussi une de leur source et qu'elle est plus récente que le LBU14. Aussi j'ai noté que pour un même verbe (différent de celui en question), on a des nuances, comme rêver avec à plutôt que de ou sans préposition : il rêvait à lui bâtir une brillante fortune (Stendhal). Merci ! – user3177 Dec 31 '16 at 13:19

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