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Un Québécois me dit avoir vu aux États-Unis le mot frock être employé en langue anglaise dans un contexte industriel, ce qui lui rappelle l'emploi de froc au Québec dans le sens de « manteau » par un membre plus âgé de sa famille, aussi Québécois, et c'est non sans rappeler l'attestation, antérieure à l'habit de moine isolée de froc pour manteau de 1138 (DHLF/Rey). Je me rends compte que je partage aussi la connaissance de ce sens-là lorsque j'en discute avec quelqu'un d'autre, aussi Québécois, comme moi-même le suis-je d'ailleurs. Puis finalement je me rappelle que c'est employé au féminin soit « ta froc », tel que l'indique le Wiktionnaire, qui indique de surcroît la mention de la région de la Gaspésie (qui n'est pas la région d'où proviendrait la personne dont il est fait mention en intro., ni la mienne).


Au GPFC (Glossaire du parler français au Canada, 1930), on indique substantif féminin et masculin à froc avant de présenter trois acceptions :

  • Tout d'abord l'« espèce de blouse ample que portent les paysans, les ouvriers » avec un seul exemple au masculin, mettre son froc pour aller travailler, et on a la mention dialecte référant à une prononciation fro pour le gros drap de qualité inférieure de Normandie, utilisé à l'époque pour la confection de vêtement de moines nous dit-on.
  • Puis en deuxième lieu on a le tricot/gilet tricoté.
  • Et enfin la redingote (et celle de d'écolier), et on ajoute une reférence à l'emploi de frockcoat et prince-albert au Canada.

Les génériques sous-jacents seraient donc ce qu'on entendait à l'époque de la blouse (n. f.), du gilet (n. m.) et de la redingote (n. f.).


La mention Gaspésie à l'entrée de froc au Wiktionnaire laisse penser que l'emploi, voire son origine, serait régional(e) : est-ce bien le cas ?

  • L'emploi au féminin (ta froc) pour le « manteau » est-il entendu ou compris à Québec et Montréal aujourd'hui, est-ce associé à un registre particulier ou perçu comme étant régional ?
  • L'emploi au féminin s'explique-t-il par un des génériques sous-jacents aux sens présentés au QPFC pour froc ; d'où provient cet emploi, s'appuie-t-il sur un des trois sens présentés, est-ce un emprunt à l'anglais, l'emploi en Gaspésie est-il un emploi différent de celui que je connais et pourquoi le féminin ?
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    En France on emploie « froc » pour désigner un pantalon, comme dans les expressions : « Baisser son froc » (se soumettre) ou « Faire dans son froc » (Avoir peur). – Toto Jan 16 '18 at 12:54
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Jamais entendu le mot Froc de la bouche d'un québécois, et ca fait 20 ans que je vis à Montréal. Quand à l'emploi du féminin, c'est une faute courante au Québec de féminiser des mots. Il n'st pas rare d'entendre une avion, une ascenseur, une autobus, une aéroport, etc.

  • Le changement de genre décrit ici découle de l'ancienne homophonie entre une et un suivit d'une voyelle et ne touche que les mots avec une initiale vocalique, ce qui n'est pas le cas de froc. – Eau qui dort Jan 16 '18 at 10:25
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L’image du bûcheron ou du coureur des bois canadien avec sa chemise rouge à carreaux est probablement presque aussi célèbre que celle de l’agent de la Gendarmerie Royale du Canada avec son chapeau sur son cheval, et une recherche d’images par Google est une manière comme une autre de constater l’omniprésence de ce stéréotype.

Lorsque je demeurai à Québec, il y a un quart de siècle, j’ai été exposé pour la seule et unique fois de mon existence à l’utilisation systématique du mot froc pour désigner un objet, cette chemise de bûcheron en l’occurrence, et l’on utilisait pour ce faire le féminin : une froc à carreaux ou une froc carreautée.

Je vois difficilement comment quelqu’un ne ferait pas immédiatement le lien entre la notion expliquée et l’objet, puisque le motif de la froc était toujours spécifié. Je n’ai pas eu l’occasion d’entendre froc désigner autre chose que ce vêtement, mais je suppose que j’aurais compris qu’il s’agissait d’un manteau quelconque.

Ce mot à ma connaissance n’est guère utilisé dans l’Ouest du Québec, mais il y demeurerait sans doute compréhensible à peu d’explications près, ne serait-ce que par le lien étymologique que l’on peut faire avec le verbe défroquer ou l’adjectif défroqué.

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