2

Doit-on ou non mettre une majuscule au nous de majesté ?

Comme dans l’exemple :

Sachez que Nous, empereur des Qin, exigeons votre soumission.

L’article pourtant fort détaillé de Wikipédia sur le sujet, ne semble pas en faire mention.

Dans De l’horrible danger de la lecture de Voltaire où le personnage fictif de Jusuf Chéribi se… noussoie, il ne semble pas faire usage de majuscule « […] a rapporté parmi nous le pernicieux usage de l’imprimerie […] ».

En fin de compte, qu’en est-il ? Qu’en dit le Lexique des règles typographiques ?

1

Non, les pronoms, de majesté ou pas, ne prennent pas de majuscule en français sauf bien sûr quand ils sont placés au début d'une phrase.

La seule entorse à cette règle concerne les pronoms qui font référence à Dieu qui peuvent prendre une majuscule dans les textes religieux monothéistes, mais sans que ce soit une obligation.

  • Je verrais très bien, pour insister sur l'égocentrisme, la confiance énorme ou la puissance redoutable d'un monarque, empereur ou autre type de tyran ou dictateur, que l'on utilise une majuscule au pronom le désignant (celui-ci fût-il à la première, à la deuxième ou à la troisième personne, singulier ou pluriel selon le cas), ce qui placerait alors son pouvaoir à un niveau approchant celui d'un dieu. Une telle autorité demeure possible, tout au moins dans la fiction, mais probablement aussi dans une certaine mesure dans notre monde... – ﺪﺪﺪ May 23 '18 at 2:58
  • Je croirais même me rappeler que parfois, dans un roman, le pronom désignant un certain personnage (père, chef de tribu, roi/reine, dieu/déesse, ancêtre décédé, etc.) est systématiquement affublé d'une majuscule, exprimant de ce fait par un non-dit éloquent le pouvoir qui lui est attribué, pouvoir inspirant parfois la déférence, parfois la crainte ou la révolte, mais toujours une bonne dose de respect. – ﺪﺪﺪ May 23 '18 at 3:07
  • Aurais-tu des sources @Montéedelait, je te prie ? Après, ça me parait excessif, mais je demeure intéressé. – Fauve May 23 '18 at 6:04
  • 1
    @Fauve Il n'est guère facile de retrouver des exemples dans la grande quantité de romans que j'ai lus, alors je me rabats sur Le Bon usage, qui en contient certains, dont celui-ci (14e édition, §101-a-3), qui illustre convenablement mon propos: «Je prie Votre Altesse Royale de me permettre de Lui écrire une fois encore. Si Elle pense que j'ai déjà trop abusé de Sa bienveillance, Elle n'aura qu'à laisser cette lettre sans réponse» (Bernanos dans une lettre à la comtesse de Paris, 1939) – ﺪﺪﺪ May 23 '18 at 12:47
  • Je connais cet usage. On y fait recourt lorsque l’on s’adresse à une personne royale ou de rang très élevé. Mais en revanche, il ne semblerait pas que l’on agisse de même lorsque c’est cette personne même qui parles d’elle même. « — Je dis que Votre altesse ne saurait être plus juste envers nous. — C’est que notre bienveillance est sans borne. ». – Fauve May 23 '18 at 15:33

Your Answer

By clicking “Post Your Answer”, you agree to our terms of service, privacy policy and cookie policy

Not the answer you're looking for? Browse other questions tagged or ask your own question.