2

Il arrive que l'on soit amené à ajouter un complément de nom à un autre nom qui est déjà un complément de nom, et une telle extension ne soulève pas de question de style; une itération de cette opération semble commencer à sonner une fin proche au processus d'itération. Un cas tel que

« la poignée de la porte de la chambre de la suite de l'ambassadeur de La Tanzanie »

a déjà dépassé une limite; on ne peut trouver cinq niveaux que très rarement.

Y a-t-il des principes reconnus relatifs à cette question? Recommande-t-on d'éviter ce type d'enchainement après un nombre donné? Autrement est-ce que la limite serait naturellement fixée en conséquence d'un gout général non reconnu mais que l'expérience de la lecture et de la plume permette à l'utilisateur de la langue d'internaliser? Quelle serait alors cette limite? Certains principes généraux sont-ils conseillés dans le sens de fournir des substituts à des enchainements contenant trop d'itérations d'un complément de nom?

0

Une limite à 5 ?

Je te répondrai quand j'aurai fini!

Aurai correspond bien à la première personne du singulier du futur de l'indicatif du verbe de la subordonnée circonstancielle de temps ? non ?

6!

Et je crois pouvoir trouver facilement mieux en cherchant dans les dérivées de fonctions de... du... de la...

Sans compter l'analyse de la dernière note de la mesure 224 de l'allegro de la 27e sonate de LvB ou les descriptions d'opérations chirurgicales...


la subordonnée circonstancielle de temps Ha... tiens... on trouvera certaines pages dans lesquels l'auteur parle de subordonnée circonstancielle temporelle

Eh oui! Il existe une foultitude d'adjectifs parfaitement adaptés à la réduction du CN. Ainsi

  • Plutôt que de parler de l'économie de la région on parlera de l'économie régionale.
  • Plutôt que de relater les conditions d'élection du Président de la République du Togo, on parlera d'élection présidentielle togolaise.

Les adjectifs épithètes voilà les substituts. Sont-ce même des substituts ? Ils sont faits pour cela!

Bon... gaffe quand même à ne pas y aller les yeux fermés... un correspondant de guerre n'étant évidemment pas un correspondant guerrier... ;-)

=> La limite à l'extension du CN en de + substantif? :

1/ L'existence d'un adjectif parfaitement adapté
2/ La limite de précision requise.

  • On pourrait dire alors que dans les énonciations à caractère technique on ne se soucie pas outre mesure du style et qu'il n'y a pas de limite à laquelle accorder de véritable considération ? Cela néglige le domaine courant de l'expression écrite (littérature, écrits épistolaires, langue des médias). La dernière spécification n'est pas claire; en quoi « 1/ » et « 2/ » spécifieraient ou non l'existence de limites admises? – LPH Nov 11 '18 at 18:31
  • @LPH La limite 1/ est de simple bon sens et vaut quel que soit le style : S'il existe un mot Y désignant la même chose que préposition + Z, sauf volonté d'une construction particulière on choisit Y. : persee.fr/doc/lfr_0023-8368_1992_num_96_1_5782 – aCOSwt Nov 11 '18 at 18:47
  • @LPH et 2/ est une limite admise au sens où elle est imposée par une exigence variable en fonction du type de document. Il ne s'agit même pas là d'admettre. Une exigence c'est imposé. – aCOSwt Nov 11 '18 at 18:48
  • Il n'y aurait donc en aucun cas de question de lourdeur de style quel que soit le domaine, littérature, écrits techniques ou autre. Est-ce exact selon votre connaissance de la question? – LPH Nov 11 '18 at 18:58
  • @LPH : A/ Dans un document analytique, le style doit s'effacer devant les exigences de précision. B/ Dans les documents d'un autre genre, il existe suffisamment d'adjectifs pour autolimiter naturellement les extensions à rallonge cf exemples ci-contre et document suggéré en lien ci-dessus. – aCOSwt Nov 11 '18 at 19:36

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