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Dans une section (« Parrain ») d'un article on peut lire que :

Près de 15 000 mineurs non accompagnés sont actuellement détenus, en attendant d'être remis à un « sponsor », souvent un membre de la famille déjà installé aux États-Unis.

[ Une fillette meurt en rétention aux États-Unis, cruel rappel du drame des enfants migrants, ds. La Presse via AFP, 14 décembre 2018 ]

Dans le domaine de la citoyenneté et de l'immigration au Canada, par exemple, on a le répondant ou le parrain, avec l'idée de se porter garant de quelqu'un.

L'emprunt à l'anglais sponsor, l'équivalent de commanditaire ou de parrain, peut se transposer, selon que ce soit une société ou une personne, pour un bénéfice direct ou non, en le parraineur ou le mécène, la personne qui apporte un soutien (financier, matériel etc.) etc. et déborde du domaine sportif. Dans ce sens-là (commanditaire) on évite le terme parrain (la personne qui apporte un soutien moral) nous dit-on.

  • Quand on emploie sponsor en français, utilise-t-on généralement les guillemets ; dans la citation, à quoi servent les guillemets : s'agit-il d'un sens différents de sponsor, de son approximation ou est-ce un signe de lexicalisation incomplète (voire de dé-lexicalisation ?) ?
  • Le sens de sponsor s'étend-il aussi à toute personne qui apporte un soutien quel qu'il soit ; à la personne qui se porte garant de quelqu'un ?
  • Quel terme français se substituerait à sponsor dans la citation ?
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    Je crois que le terme français adapté est très précisément celui que vous avez évoqué : Un soutien (Sens 2.b du TLF) qui au passage suggère une liste de synonymes dont j'extrais au passage : protecteur qui ne me semble pas mal non plus. – aCOSwt Dec 17 '18 at 8:50
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J'ai rencontré ce mécanisme sous d'autres cieux et pour des raisons commerciales : dans nombre de pays, une société étrangère doit être chaperonnée par une société ou une personnalité locale pour pouvoir travailler. Cette dernière « répond » (latin responsus, d'où le mot sponsor) devant la loi du bon comportement de son protégé. Il se fait payer en conséquence. J'ai toujours employé le mot garant pour transcrire cette obligation, ce qui doit correspondre à la terminologie juridique concernée.

Autre point : la typographie française courante utilise l'italique pour les mots étrangers non francisés (graphie étrangère, sans accent ou trait d'union pour les mots anglais et latins par exemple). Les guillemets conviennent plutôt à la mise en question (sens secondaire, argot, ironie, etc.) d'une locution ou d'un mot existant. Dans votre exemple, je proposerais : « […] en attendant d'être remis à un garant (sponsor), souvent […] ».

  • Merci ! ...ce qui doit correspondre : si vous croisez le terme sur un site de l'État qui explique le régime dont vous parlez ou réfère à la loi qui le constitue, et où le terme serait employé, n'hésitez pas à confirmer, par l'ajout d'un lien par exemple. – user3177 Dec 18 '18 at 4:52
  • 1
    Le mot sponsor reste le plus courant car le droit utilisé est en général anglo-saxon. Voici un exemple (Dubaï) qui détaille le concept : justlanded.com/francais/Dubai/Guide-Just-Landed/Emploi/… – Chambaron Dec 18 '18 at 8:18
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Uniquement en ce qui a trait au troisième point, j'ai trouvé le terme « regroupant »1 (la substantivation du participe présent du verbe regrouper) qui semble utile vu le contexte de la citation rappelant ou s'apparentant à celui du regroupement familial...


1 Dans le texte de la Directive 2003/86/CE du Conseil du 22 septembre 2003 relative au droit au regroupement familial du Conseil de l'Union européenne on a utilisé à 35 reprises ce terme en français là où on avait sponsor dans la version en langue anglaise. C'est présenté à titre d'illustration.

  • 1
    Intéressant. Ce terme, regroupant, me semble plus spécialisé que sponsor. Un sponsor peut être n'importe qui qui en accepte le rôle, mais n'est pas forcément regroupant qui veut. – ﺪﺪﺪ Dec 19 '18 at 12:48

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