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Concernant la dernière bêtise d'un dirigeant, l'ACLU a affirmé entre autres :

« Honte à tout membre du Congrès qui ne s'opposera pas clairement et vigoureusement à cette invocation illégitime » (traduction dans La Presse, je souligne)

[ [...] Shame on any member of Congress who doesn’t clearly and vigorously speak out on this illegitimate invocation of emergency authorities. [...] ] (ACLU)

Le choix du mot invocation est-il adéquat et usuel dans ce contexte (...l'urgence nationale aux États-Unis pour construire un mur à la frontière avec le Mexique) : pourquoi ; autrement quel aurait été un meilleur terme ou une meilleure formulation ?

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Invocation me semble adéquat et correct ici.

On parle bien ici d'invoquer un article de loi.

TLFi

B.Au fig. Qqn invoque qqc. (moins souvent qqn). Mettre en avant (quelque chose, quelqu'un qui sert d'appui ou d'excuse). Synon. alléguer, arguer de. Invoquer des arguments, une excuse, un précédent, un prétexte, une loi, un texte.

Le terme invocation n'est plus limité aux contextes religieux depuis longtemps, et l'utilisation de ce sens figuré semble s'être accentuée depuis la fin des années 70.

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Parler d'invocation illégitime consiste donc ici a considérer que l'esprit de la loi est dévoyé, que la loi est détournée de son objet.

  • Bon point à l'effet qu'il s'agit d'une loi et non d'un pouvoir constitutionnel, ainsi que la démonstration d'un emploi moderne plus marqué du sens figuré qui le détache du sens religieux... – user3177 Feb 17 at 20:23

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