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Si on veut se la jouer stratégique pour ne pas courir aux quatre coins de Paris, il faut optimiser son temps et faire tous les cadeaux au même endroit.

Although I don't see any feminine noun before this sentence, the author uses the feminine "la". Why is this?

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Se la jouer is a set phrase where the pronoun la is not defined, but it is usually admitted to represent situation or affaire, both being feminine nouns. The origin of the phrase is not known, and according to this forum supposedly quite old as in se la jouer fine. Probably difficult to assert whether we interpret la as meaning situation or affaire because la is feminine, or if situation or affaire was meant at the origin.

When used on its own, se la jouer means "to delude oneself" (older meaning I expect) or "to show off" (more recent meaning I would say). But when followed by an adverb or an adjective it rather means "to give the impression" "to act as if". In your quote we could translate the phrase by "if we want to be strategical about it", where "it" would not necessarily be defined (or could be understood as meaning "the situation").

  • 1
    @suiiurisesse : Je ne pense pas qu'il y ait un rapport entre « jouer de bonheur » et l’expression toute faite « se la jouer ». Effectivement, comme je le dis, l'origine de « se la jouer » n'est pas connue. J'ai aussi consulté le Dictionnaire historique de la langue française et le Dictionnaire culturel en langue française qui ne donnent pas d'origine, ce qui explique que le TLF ne mentionne pas non plus, il ne donne que l'emploi transitif de « se jouer ». – Laure Jun 14 at 17:58
  • @suiiurisesse I would say question-orthographe.fr which is part of Projet Voltaire is trustworthy. They really have some experts answering. – Laure Jun 14 at 18:25
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Comme le verbe jouer peut vouloir dire « se livrer à tel ou tel jeu, avec une ou plusieurs personnes » (Wiktionnaire), peut-être que de manière implicite on réfère à l'idée de partie, nom féminin, l'« affrontement ludique entre deux ou plusieurs personne » (Wiktionnaire), comme dans une (jouer une) partie d'échecs, de poker etc. Il est peut-être moins usuel de jouer stratégiquement une balle ou une carte, mais ce sont aussi, entre autres, des noms féminins référant à des objets que l'on peut « jouer ». Évidemment, on ne parle pas concrètement d'un jeu ici, mais on semble associer l'activité dont il est question à une partie d'un jeu, au figuré. C'est l'équivalent de « faire preuve/user de stratégie » dans l'action en question afin d'éviter une conséquence (courir aux quatre coins de Paris). Enfin, plus précisément, l'optimisation est une stratégie. Quant à l'expression « jouer stratégique », avec l'adjectif, c'est il me semble une manière informelle de dire jouer avec stratégie ou stratégiquement ; on trouve ça sur internet, entre autres, quand donne des conseils avec différents types de jeux etc.

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In French, there are various similar informal expressions with a standalone pronoun with no specific antecedent. The nouns in brackets are only implied:

  • se la couler douce -- {vie} -- vivre tranquillement
  • se la boucler -- {gueule} -- se taire
  • se les geler -- {miches} -- se peler
  • se les cailler -- {meules} -- avoir très froid
  • se la péter -- {bretelle} -- frimer
  • se la raconter -- {???} -- frimer

(Not to be confused with "se le raconter" with a different meaning, in which "le" has an antecedent)

  • se la coller derrière l’oreille -- {cigarette} -- perdre tout espoir, (ou dans un contexte sexuel)
  • 2
    @suiiurisesse L'antécédent n'est jamais exprimé dans ces expressions et il n'est pas aussi spécifique que pourraient le laisser croire les mots entre accolades. Pour se la péter, se la raconter et se la couler douce, personne n'a vraiment en tête un antécédent quelconque. Ce sont des expressions toutes faites, comme se la jouer. Pour ce qui concerne se les geler ou se la coller derrière l'oreille, d'autres antécédents que ceux cités sont probablement plus couramment sous-entendus. Il n'y a que se cailler les meules qui me semble assez fermé. – jlliagre Jun 15 at 10:05
  • An hypothesis: "se la raconter" = se raconter l'histoire – Eleonore Saint James Jun 15 at 12:25
  • 1
    @suiiurisesse Oui, bien sûr, toutes ces expressions sont forcément nées avec un antécédent. Chercher à le retrouver est intéressant et c'est bien l'objet de la question. J'ai découvert ici que c'était à l'origine une bretelle que l'on se pétait, ce qui était jusque là mystérieux pour moi (et pour toutes les personnes de mon entourage, l'origine étant semble-t-il québécoise). – jlliagre Jun 15 at 22:22
  • @jlliagre Oui, DHLF confirme ça. Par ailleurs il évoque un truc que je connais pas, la péter (la faim, soif), pour mourir de puis avoir très. Les constructions réflexives avec le complément implicite sont toutes inhabituelles pour moi. Le singulier pour brettelle aussi, pcq. c'est relié à un geste pour moi, quand quelqu'un a des bretelles il bombe le torse puis glisse les pouces sous les bretelles et les tire vers l'avant, comme un signe de fierté/vantardise, un geste de mise en valeur, trop et ça peut briser, j'ai déjà vu ça au théâtre, mais on fait ça avec les deux mains. Intéressant. – sinople incandescent Jun 15 at 23:10

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