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Je suis tombé sur cette publicité à la page 195/197 dans le Guide touristique officiel 2019-2020 des Îles de la Madeleine.

[Entreprise] fier partenaire du développement de son milieu

Nous sommes nombreux à croire qu’appuyer les événements touristiques et les organismes locaux permet d’assurer la vitalité de notre région.

Pour [entreprise], c'est une façon de contribuer au mieux-être de notre communauté et d'assurer sa prospérité.

D'après ce site Web et The phrase "À croire que", « À croire que » ≈ « C’est comme si » ≈ « On dirait que ».

  1. La conjugaison singulière de 'permet' entraîne que le sujet doit être singulier. Le sujet est 'appuyer les évènements touristiques et les organismes locaux', oui ?

  2. Si je substitue « c'est comme si/on dirait que » à « à croire que », la 1e phrase devient :

  1. Nous sommes nombreux c'est comme si/on dirait que qu’appuyer les événements [...] permet d’assurer la vitalité [...].
  1. Mais cette phrase est une parataxe, car 'Nous sommes nombreux' et c'est comme si/on dirait que qu'appuyer [...] sont des propositions indépendantes.

  2. De plus, que signifie 'Nous sommes nombreux' ici ? Nombreux pour qui et pour faire quoi ?

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1/ Oui

2/ Non, ne pas confondre « à croire que » employé seul ou avec « c'est » (C'est à croire) et « à croire que » employé comme complément d'un adjectif ou d'un verbe ; ici c'est du complément qu'il s'agit, complément de « nombreux ».

3/ Non

4/ Non

5/ « Nous sommes nombreux à croire » signifie « le nombre des personnes qui croient (qqc) est grand ».

Cette tournure permet de faire deux assertions avec un seul verbe conjugué : « Nous sommes nombreux à faire (qqc). » et « Ce (qqc) est de croire à (qqc). »

Des paraphrases de cette phrase

  • Nous, les gens qui croyons qu'appuyer les événements touristiques et les organismes locaux permet d’assurer la vitalité de notre région, sommes nombreux. (insistance sur le nombre)

  • Nous croyons en grand nombre, qu'appuyer les événements touristiques et les organismes locaux permet d’assurer la vitalité de notre région. (assez fidèle à l'original, qui insiste sur l'opinion plutôt que sur le nombre)

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Tu fais une erreur dans l'analyse de la phrase. Nous n'avons pas affaire à l'expression à croire que mais à croire que dans son sens habituel. On pourrait le remplacer par penser :

  • Nous sommes nombreux à penser qu’appuyer les événements touristiques et les organismes locaux permet d’assurer la vitalité de notre région.

Quant à nous sommes nombreux à, on pourrait le paraphraser et dire beaucoup d'entre nous :

  • Beaucoup d'entre nous croyons qu’appuyer les événements touristiques et les organismes locaux permet d’assurer la vitalité de notre région.

Si on traduisait en anglais, on pourrait dire :

  • Many of us believe that…

Pour pouvoir analyser la phrase en construction parataxique, les deux phrases juxtaposées devraient être séparées par une virgule :

  • Nous sommes nombreux, à croire qu’appuyer les événements touristiques et les organismes locaux permet d’assurer la vitalité de notre région.

C'est théoriquement possible, mais cette phrase aurait un sens tout à fait différent.

5

La construction n'est pas l'expression verbale à croire que, main un infinitif complément de l'adjectif (Grevisse, Bon Usage, 14e éd., §915). Essentiellement la forme généralisée de la même construction qu'on retrouve dans des expressions comme apte à, enclin à ou prompt à.

La construction avec nombreux n'est pas très figée, et on peut très bien dire nous sommes nombreux qui croyons [...]. Ainsi, le quatrième de couverture (ou du moins le résumé officiel) de Nous avons fait l'amour, ils ont fait la guerre par Jean Botherel dit "Nous sommes nombreux qui avons agi, qui avons vieilli", mais formuler [...] nombreux à voir agi, à avoir vieilli, serait tout à fait légitime.

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