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Une gouène (phonétiquement) (*0), c'est ainsi qu'au confluent du Lyonnais, de la Savoie et du Dauphiné j'entendais appeler une ruelle très étroite dévalant entre des maisons. (*1)

Je ne parviens pas à retrouver ce mot sur le net, ceux qui le connaissent pourraient-ils m'en préciser l'orthographe, la région d'élection ainsi que, le cas échéant une définition plus exacte.

*0 : Peut-être est-ce même gouaine sans pour autant rien à voir avec le gwen des Bretons.

*1 : Un peu comme ce que les Bourguignons nomment treige ou les Lyonnais traboule.

  • @Fólkvangr : Oui! Il n'est pas beau, je l'admets, mais c'est le seul terme qui me soit venu pour faire court dans un titre. Le texte de la question précise sa signification ici : Préciser la zone géographique où ce mot s'entend ou s'entendait autrefois. – aCOSwt Aug 29 at 12:33
  • Première fois que je vois ce mot personnellement. – Laurent S. Aug 29 at 22:36
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+100

C'est peut-être une variante de gaîne :

Gaîne
Endroit reserré comme une gaine, ancien français gaïne, latin vulgaire *wagina, latin vagina, « gaine, fourreau de l´épée » [Jaccard].
La Gaîne, pâturage entre deux parois de rochers (Ormont-Dessus, district d´Aigle, Vaud).

Le [gw] initial serait alors un archaïsme de certains dialectes arpitans où la prononciation intermédiaire aurait subsisté, comme c'est le cas en italien (guaina : [↑gwa'ina]):

Le phénomène des doublets

Le mot gaine (XIIIe) vient de l’évolution du latin vagina, mot prononcé en [w], puis, sous l’influence du germanique, en [gw] et enfin en [g].

  • +1 car l'hypothèse est crédible sur le plan sémantique. Je ne parviens néanmoins pas à m'expliquer d'où, dans cette hypothèse proviendrait le [ou] ou [w]. D'une ancienne graphie *g u a i ne ? – aCOSwt Aug 30 at 10:11
  • L'Arpitan! L'endroit dont je parle est situé just'pil'poil au beau milieu de la carte. MERCI beaucoup à toi pour cette contribution qui m'aura, en outre éclairé d'autres points plus ou moins connexes. J'attends d'avoir la possibilité de mettre un bounty sur cette question (encore 15heures) pour te l'accorder pour ta réponse. La satisfaction que j'éprouve valant plus que les 25Kudos que je peux conférer normalement. – aCOSwt Aug 30 at 19:18
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Le terme est peut-être à rapprocher de veine du latin vena, dont le dérivé en -elle, venelle, a le sens de ruelle. D'après Wartburg (article vēna) venelle, attesté dans ce sens dès le 7e siècle dans un document latin du nord de le France, semble appartenir plutôt à la partie occidentale de la Galloromania. Mais le terme a voyagé, il est repris en breton et on le trouve dans le sud de l'Italie, ayant été importé là-bas avec les Anjou, napolitain vanella, calabrais, sicilien vanedda. Il n'est pas impossible non plus qu'il se trouve dans le domaine franco-provençal.

Resterait à expliquer la reformation de venelle en veine et le consonantisme en /gw/.

  • +1 pour l'idée. Il est vrai que le rapprochement entre les voies de communication et les vaisseaux sanguins sont productives, une grande rue étant, par opposition bien une artère. Coincidemment, il se trouve que la recherche de l'orthographe guaine sur google livres m'avait amené sur de vieux ouvrages de... médecine. Merci donc à toi pour cette bonne idée même si, pour l'heure, je crois que je me rangerai plutôt aux arguments de @jlliagre. – aCOSwt Aug 30 at 17:48

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