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Le « code golf » est une forme de compétition de « programmation récréative durant laquelle chaque participant s'efforce d'implémenter un algorithme donné en produisant un programme le plus court possible » (Wikipédia ; un site du réseau y est consacré).

Si on essaye d'hybrider l'emprunt intégral (code golf) en employant une syntaxe/morphologie française, quel mot détermine-t-il l'autre et comment relie-t-on les deux (en anglais code précède golf et il n'y a rien entre les deux ; il s'agit de l'analogie avec le golf) et incidemment comment formulerait-on typiquement une phrase avec ça ; avec quel verbe (semi-auxiliaire typique) l'emploierait-on ?


"Code golf is a type of recreational computer programming competition in which participants strive to achieve the shortest possible source code that implements a certain algorithm" (Wikipedia).

The loanword Code golf is used as is in French but if you try to partially adapt its morphology or syntax to French, then what about word order and how would you connect those words together (in English you seemingly have code modifying golf and that's it) and incidentally how would you typically phrase that i.e. which (typical semi-auxiliary) verb would you use with that?


Voir aussi/See also:
« Code golf », l'emprunt intégral : précisions sur l'emploi ?
« Code golf » : le choix de l'analogie dans la traduction ?

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Le terme golf se trouve en emploi quasi- (ou pseudo-, ??) adjectival dans la caractérisation de certains type de vêtements conçus spécialement pour la pratique de ce sport, et portés par certains en d’autres circonstances (on pensera par exemple au personnage Tintin). Au TLFi :

HABILLEMENT Culottes, pantalon de golf, et par ellipse, golf

Une fois la tournure elliptique bien digérée et assimilée (et je ne crois pas, honnêtement, qu’on puisse la juger controversée aujourd’hui), le pas vers l’adjectivation est presque franchi. Reste bien entendu quelques détails techniques à régler, par exemple l’accession aux dictionnaires usuels. Qu’attend-on ? pourrait-on se demander. Il y a sans doute quelques problèmes importants, par exemple que fort peu de sports ou activités ont ainsi accédé à ce genre de promotion. En français, même informel, il n’y a à ma connaissance pas de *bottes escalade, point de *masques escrime, et nulle *baguette billard. Et même en s’en tenant au golf, on peut remarquer que face aux vêtements qui ne nécessitent pas la préposition (chaussettes golf, etc.), il y a les accessoires qui la requièrent absolument (balle de golf, bâtons de golf, etc.).

En dépit de ces petits anicrocs, je pense que la forme « code golf », probablement un emprunt intégral selon la classification de l’OQLF, a pu trouver sa place déjà préparée dans les habitudes langagières francophones, même si cette place n’est pas dans la section la plus orthodoxe de notre langue.


Cherchera-t-on à minimiser l’impact sur la langue française en formant un emprunt hybride pour remplacer l’emprunt intégral ? Tout dépend de l’angle sous lequel on considère la chose.

Si on considère qu’une partie du français considéré aujourd’hui fautif deviendra le français orthodoxe de demain, et que l’évolution de la langue est non seulement inévitable, mais aussi bénifique, je crois que l’on peut s’en tenir au code golf.

Si par contre on veut brider cette évolution, lutter contre une dégénération qui pourrait limiter voire diminuer le pouvoir expressif de la langue, on pourrait, à la rigueur, décréter qu’il vaudrait mieux franciser davantage cet emprunt intégral, par exemple en forgeant un emprunt “hybride” (peut-être possible), voire en proposant une adaptation toute différente de l’original anglais (vraisemblablement voué à l’échec).

Il me semble néanmoins, peu importe notre position sur l’évolution de la langue, que certains combats plus sérieux devraient être menés avant de s’attaquer à ce terme somme toute assez périphérique.

On peut aussi se demander si la prise de position par une référence linguistique importante aurait le moindre impact sur l’usage réel des gens qui pratiquent ce genre d’activité. Je ne le crois pas, entre autre et surtout parce que l’emprunt “intégral” présente probablement, avec ses 8 lettres et 2 (ou 3...) syllabes la forme la plus concise que pourrait prendre l’expression en français, ce qui n’est pas à négliger dans un cas général, et semble tout-à-fait approprié au code golf en particulier, avec ses règles de concision.


Par ailleurs, je perçois en français qu’il s’agit d’un code auquel on applique les règles du golf, c’est-à-dire qu’on y recherche la concision et non d’autres paramètres parfois plus intéressant, comme la lisibilité ou la vitesse d’exécution.   → Un code de type golf

L’expression anglaise, elle, parle d’un golf qui se jouerait avec clavier et ordi plutôt qu’avec bâtons et balles. Comme au golf, on cherche à minimiser le parcours. Par contre, on n’y jouerait le plus souvent qu’un trou, et les trous d’un coup y sont encore plus rarissimes qu’au vrai golf, quasi-impossibles.   → Du golf revisité par l’informatique.

L’emprunt intégral a modifié (pour moi du moins) la valeur de l’expression, mais elle n’en devient pas absurde pour autant : elle nous en donne une perspective différente, mais tout aussi valide.


Concernant le bien-fondé de ne pas attribuer la valeur d’adjectif à GOLF lorsqu’il est utilisé sans préposition

On a mentionné en commentaire que le terme code pourrait se montrer particulièrement apte à pseudo-adjectiver des noms qui le suivent, avec quelques exemples bien choisis qui couvrent une gamme variée de concepts :

  • les codes promo
  • les codes barres
  • un code couleurs

Cette aptitude remarquable, plus versatile sans doute que celle de golf mentionnée précédemment, montre cependant ses limitations pour quelques autres cas :

  • un code d’ entrée
  • un code de décryptage
  • un code de bonne conduite
  • le code de la route

On pourrait aussi penser aux dégustations vins fromages, exemple qui ne suffirait certes pas à justifier l’existence de l’adjectif vins fromages. De le même esprit, on ne présumera pas de l’existence d’adjectifs comme pomme(s) raisins secs ou bacon laitue tomate du fait des salades pomme(s) raisins secs ou des sandwiches bacon laitue tomate (ou BLT).

  • 1
    Bien d'accord qu'il n'est pas de masque escrime... mais... pour en revenir au code, l'adjectivation est quasi immédiate. Qui ne connaît les codes promo, les codes couleurs et autres code barre... je croirais donc que c'est code qui pousse à adjectiver la suite, plutôt que la suite se posant, en soi, en candidat naturel à l'adjectivation. – aCOSwt Sep 17 at 15:37
  • 1
    @aCOSwt Remarque pertinente que la vôtre, et bons exemples. De l’autre côté, il y a aussi golf, qui va sans préposition dans le cas des vêtements (chaussettes golf, etc.), mais pas du tout pour les accessoires (balle de golf, bâton de golf, etc.). Quand à code, on pourra, face à vos exemples, proposer les codes d’*accès, ceux **de décryptage ou ceux de bonne conduite. La transformation en adjectif de *golf, tout comme l’aptitude à adjectiver de code, me semble partielles seulement... – ﺪﺪﺪ Sep 18 at 11:48
  • @personne Je suis désolé d'avoir mal interprété ou de ne pas avoir su comprendre la série de ces questions. Je ne suis pas certain d'être en mesure de répondre à ceci. Il me semble normal que dans bien des cas d'expression nés dans un autre environnement linguistique que celui du français, l'expression originale puisse inspirer sémantiquement sa traduction, et que si un emprunt intégral peut trouver une place quasi-naturelle dans la langue-cible, il soit accueilli à bras ouverts plutôt que décrété entaché du péché originel. Je vais tenter d'éditer un peu ma réponse. – ﺪﺪﺪ Sep 18 at 12:02
  • 1
    A la lecture de la question, j'aurais juré que l'adjectif est code et le nom auquel il se rapporte est golf: un golf de code, où on applique le principe du golf (jouer avec le moins de coups possible) au codage informatique. – mouviciel Sep 18 at 12:28
  • 1
    Merci, on salue l'effort et il n'y a pas de raison d'être désolé de quoi que ce soit ! Il s'agissait au départ d'une seule question et l'idée c'est de se réapproprier ces mots-là plutôt que les utiliser juste comme ça mais ça ne procède pas généralement d'une prise de position sur l'utilité de l'emprunt. Je n'ai pas d'opinion précise sur l'utilité de cet emprunt-là, je veux simplement pouvoir disserter d'un sujet précisément et en français, faire des phrases, utiliser plusieurs verbes, m'appuyer sur l'intelligence de ma langue etc. – 0ne1 Sep 18 at 20:27
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Une compétition de code minimum pourrait s’appeler Mini Code, en résonance avec
une mini-jupe qui se porte elle aussi à la ceinture, précurseur de la mode mini, mode qui peut aussi envahir les styles de programmation et devenir Code Mini.

Alors que le dessin du pantalon de golf est normalisé, on pourrait entendre durant les rencontres au sujet de l'algorithme en compétition :

 On va lui tailler une minijupe sur mesure

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