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I am trying to convey the following paragraph for a tutorial.

The reader will know how to work with finite combinations of numbers, but what is less likely is that he or she will be familiar with the interpretation and use of limiting processes.

Here are my attempts.

Le lecteur saura comment travailler avec des combinaisons finies de nombres, mais ce qui est moins probable, c'est qu'il sera familier avec l'interprétation et l'utilisation des limites.

Le lecteur ou la lectrice saura comment travailler avec des combinaisons finies de nombres, mais ce qui est moins probable, c'est qu'il ou elle sera familier avec l'interprétation et l'utilisation des limites.

I am wondering if nowadays we can use turns like Le lecteur ou la lectrice et qu'il ou elle.

closed as primarily opinion-based by Stéphane Gimenez Oct 9 at 11:22

Many good questions generate some degree of opinion based on expert experience, but answers to this question will tend to be almost entirely based on opinions, rather than facts, references, or specific expertise. If this question can be reworded to fit the rules in the help center, please edit the question.

  • This doesn't sound weird, but if you have a long text it may become really heavy and bothering. Maybe you should read about "écriture inclusive" also. – Laurent S. Oct 9 at 11:15
  • @Laure Tu as parlé ici et ailleurs des événements qui ont ébranlé SE. Est-ce que tu peux me dire de quoi s'agit-il ? Merci ! – Dimitris Oct 9 at 14:04
  • @Laure I guess it is this : meta.stackexchange.com/questions/334551/… – Dimitris Oct 9 at 14:07
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Nous ne sommes pas habitués dans le texte français à ces nouvelles pratiques qui prennent en compte un féminin ; on voit cela à partir de cet ngram. D'ailleurs, on peut se demander pourquoi on n'utiliserait pas la conjonction « et » au lieu de « ou ».

Le fait que ces formes puissent donner une impression de quelque chose d'inhabituel, et pour l'instant ce sera le cas, n'est pas un inconvénient majeur, on s'habitue à tout ; ce qui est important c'est qu'elles donnent une impression de précision extrême, de détail non pris en compte de façon plus générale, une impression de longueur triviale. La même situation se retrouve dans des contextes comme ceux qui découlent des phrases suivantes.

  • Demain ce mari et sa femme iront au restaurant. (sauf en vue d'un effet de style, « ce couple »)
  • On écrira les lettres a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z en haut de la page, en ligne et une fois. (les lettres de l'alphabet)

Bien sûr, lorsqu'on lit le traditionnel « le lecteur saura …» on n'a pas de doute que les personnes dont il est question ne sont pas restreintes à celles du sexe masculin ; je crois que l'on peut même dire que par delà le contexte grammatical le mot « lecteur » acquiert déjà dans l'esprit du lecteur (de la lectrice) une généralité qui contredit sa nature de nom masculin du fait qu'elle est inclusive des personnes de sexe féminin, cela par la simple nécessité que ce ne peut pas être autrement ; cela ne fait aucun doute lorsque l'on parle des « lecteurs d'un quotidien ». On perçoit donc déjà ce terme, « le lecteur », en dépit de son genre, comme un nom de genre mixte. De là à une redéfinition de « lecteur » en « quelqu'un qui lit » au lieu de « celui qui lit » il n'y a qu'un pas à franchir (ce que les anglais n'ont possiblement jamais eu à faire comme dans leur langue ce point de vue se trouve déjà dans un passé très lointain et était probablement déjà une caractéristique de l'anglo-saxon).

Toujours du point de vue du style, je ne pense pas que ce soit extravagant. Je ne vois pas d'autre objection que celle que je formule ci-dessus et je n'ai aucune base que je puise juger saine pour conseiller l'utilisation de la forme traditionnelle plutôt que la forme inclusive et vice versa. Cette question demande une étude sérieuse dont la conclusion devra être de régler la question une fois pour toute. Tout ce que j'entrevois comme option c'est celle de s'en tenir à la tradition tant qu'une solution vraiment satisfaisante n'est pas disponible.

Le cas du pronom ne permet pas du tout, il me semble, une inclusion tacite acceptable comme dans le cas du nom (ce qui n'est pas une solution de toute façon) ; la question devient plus épineuse pour les pronoms ; on voit cela à partir d'un ngram (ngram) qui montre que depuis 1960 il y a eu une montée en flèche de l'utilisation du choix inclusif. L'identification de « il » avec le masculin est écrasante, ce qui expliquerait la préférence pour « il ou elle ». Il ne sera pas trouvé trop inhabituel donc, bien que les objections faite pour le choix de deux noms restent valides à mon avis pour les pronoms. Remarquons que pour ce qui est du pronom en fonction attributive et en fonction de complément d'objet indirect, une bizarreté du français le rend idéal.

  • Le lecteur ou la lectrice saura comment travailler et il ou elle choisira ce qui lui plait.
  • J'ai upvoté mais je crois qu'en écrivant "Nous ne sommes pas habitués dans le texte français à ces nouvelles pratiques qui prennent en compte un féminin..." vous aller attirer des votes négatifs quand même:-)! – Dimitris Oct 9 at 17:24
  • @Dimitris Comment voulez-vous que les gens aient l'habitude de cette forme lorsqu'on ne la trouve pas et que par le passé on a trouvé « le lecteur » à sa place? C'est ce que le ngram montre ; la déduction me semble être une conclusion simple. – LPH Oct 9 at 17:37
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    @Dimitris C'est vrai que ça ne fait qu'une vingtaine d'années que nous discutons de la prise en compte du genre dans la langue. Le débat est très animé depuis une dizaine d'années et les avis très partagés mais intéressant. Pour ce qui est de lecteur, il y en a, même parmi les plus revendicatifs qui considèrent que ça rentre dans les masculins génériques. Tu seras peut-être intéressé par cet article pour une perspective historique. – Laure SO - Écoute-nous Oct 9 at 18:16
  • @Dimitris Celui-ci aussi permet de démarrer la réflexion si elle nouvelle pour toi, mais discutes avec tes collègues à la fac, tu verras tout le monde y va de son point de vue. La rédaction des revues scientifiques (du moins dans les domaines littéraires et sociologiques, je sais qu'en science c'est différent) est obligé de prendre en compte ces problèmes. Même la presse évolue. – Laure SO - Écoute-nous Oct 9 at 18:20
  • @Laure Merci ! Je me demande si le mot doctoresse et le mot autrice existent en français qui et pourquoi les a "supprimés". Est-ce que je peux poser la question dans FSE ? – Dimitris Oct 10 at 13:15

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