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On a l'expression populaire « lâche-moi les baskets » pour « laisse-moi tranquille » (Larousse en ligne). Par ailleurs on a l'expression familière « se pendre, s'accrocher aux basques de quelqu'un » c'est-à-dire « l'accompagner partout ; ne pas le quitter » (Larousse en ligne). Le fait que l'ordre contenu dans la première consiste ou réfère à ne pas faire ce que l'on fait dans la deuxième, donne l'impression qu'elles participent d'un même paradigme, ce que renforcerait l'homographie partielle il me semble.

Le faux anglicisme basket dans l'expression en question procède-t-il ou participe-t-il d'un réaménagement de basque dans l'expression familière ; l'usage associé à l'emploi de basque en locution sous-tend-il celui avec la basket ; ou le locuteur natif le perçoit-il ainsi (relié) ?

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  • Je suis un francophone du Québec. En fait probablement que depuis un bon moment je confonds basques/baskets dans ces expressions, que je comprends par ailleurs mais que je n'entends pas chez moi, d'où ma curiosité... – user19187 Feb 7 at 18:13
  • Je ne pense pas qu'un francophone de l'Hexagone puisse rapprocher les deux expressions (ni homographie, ni homophonie). Les basques (bastebasquine → du germanique bastian (bâtir - au sens anglais de baste)) sont la partie rapportée d'une veste qui part de la taille et descend jusqu'aux (environ) les hanches. S'accrocher aux basques de quelqu'un c'est lui coller au train, le suivre pas à pas, physiquement. Si je dis à quelqu'un de me lâcher les baskets, je peux l'employer, comme l'expression précédente, dans un sens spatial – None Feb 8 at 15:00
  • pour lui dire qu'il arrête de me suivre pas à pas, bien sûr, mais aussi le lui dire s'il est loin de moi (au téléphone ou tout autre mode de communication à distance) pour lui demander de me laisser tranquille, d'arrêter de me harceler, de me poser des questions, etc. de me « lâcher la grappe ». Lâcher la grappe serait d'ailleurs plus à rapprocher de « coller aux basques », la grappe pouvant faire partie du matériel de couture. – None Feb 8 at 15:02
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On s’accroche aux basques depuis le Moyen-Âge … l’euphonie les a relié aux baskets contemporaines.

Ce mot anglophone (né en 1898 selon le petit Robert) aurait traversé la Manche en 1903 et les chaussures auxquelles vous faites référence sont encore plus tardives en France, elles deviennent populaires après la seconde guerre mondiale bien après celles du tennis (le faux ami mentionné dans la question, tennis [chaussures pour ce sport] auxquelles personne ne s’est accroché pour autant) des premiers jours de Roland-Garros.

… tout cela plus d’un demi millénaire après la création des basques, avec un b minuscule pour ne pas offenser les Basques habitants le Sud-Ouest de l'hexagone et le Nord de l’Espagne .

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