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Ailleurs on a discuté du choix de préposition et des emplois transitif direct et indirect du verbe jouer découlant de la notion de tenir un rôle. Ce qui m'intéresse c'est le nombre des noms qui servent de complément au verbe dans ces syntagmes.

Au TLFi, on passe de « jouer le personnage de Tartuffe et, p. ell., jouer Tartuffe » à « être spécialisé dans un emploi. Jouer les amoureux, les coquettes, les ingénues » puis encore, plus loin « feindre un sentiment, simuler une attitude. Jouer l'étonné, les héros, les incompris, les victimes; jouer l'étonnement ». C'est suivi d'un emploi transitif indirect : « Emploi trans. indir. Jouer à l'indispensable, au généreux; jouer à la vertu. » et finalement dans ce découpage on présente « Affecter d'être, se donner l'air de. Jouer l'homme important. », incluant un exemple avec barons et un autre transitif indirect (à la châtelaine).

Par exemple pour l'emploi avec le substantif ingénu pour « franchise innocente et naïve » on donne « Faire l'ingénu, jouer les ingénues » (TLFi). On a vu étonné au singulier et héros, incompris, victimes au pluriel etc. Larousse en ligne présente un exemple « chercher à se faire passer pour quelqu'un que l'on n'est pas : Jouer au grand seigneur » et au Wiktionnaire (section dérivés) on a jouer les étonnés, les durs etc.

Y a-t-il une logique dans le choix du nombre du complément pour ce genre d'acception du verbe jouer ; ou y a-t-il usage particulier pour chacun des substantifs avec ce verbe, est-ce selon que c'est plus figé ou non ? Y a-t-il une différence de sens entre l'emploi au singulier et au pluriel et lequel est le plus courant (par exemple avec héros, si c'est un bon prototype) ?

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