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Quelle est le différence ou nuance de sens ou d'emploi entre la nounounerie et la niaiserie, essentiellement la bêtise, en français du Québec ; y a-t-il une raison particulière qui explique l'entrée de la première au Petit Larousse illustré de l'année (2022) ?

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Les termes québécois sélectionnés pour les dictionnaires le sont autant pour leur aspect pittoresque que pour leur utilité.

Il n'y a aucune différence évidente (ou, probablement, réelle) de sens entre nounounerie et niaiserie (de la même manière qu'il n'y en a pas beaucoup dans l'usage entre une "idiotie" et une "stupidité"). En fait, je n'avais jamais entendu nounounerie de ma vie. C'est un terme beaucoup plus rare que niaiserie, d'ailleurs, n'est ce pas éminemment révélateur que dans la citation, nounounerie a été mis entre guillemet, alors que ce ne serait jamais le cas de niaiserie?

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Je suis généralement d'accord avec les constats faits dans une autre réponse. Par ailleurs nounounerie dérive directement du nom nounoune et il y a à mon avis des nuances d'emploi, comme entre nono et niaiseux d'ailleurs. Même si Wiktionnaire marque le premier comme péjoratif et non le deuxième, il montre par ailleurs que ce dernier peut être employé pour insulter, alors qu'on voit mal nono/nounoune employé à cette fin (encore moins précédé d'un juron) et on peut même l'employer de manière hypocoristique il me semble. C'est pour cette raison que je comprends nounounerie comme plus directement relié à nono/nounoune et un peu comme un synonyme par euphémisme ou un emploi moins péjoratif/négatif que niaiserie/(niais)/niaiseux. Ce n'est que mon intuition et je ne sais pas ce que d'autres locuteurs en pensent et je n'ai pas comparé des contextes d'emplois pour vérifier.

Pour ce qui est de la sélection des mots à ajouter au dictionnaire, ça semble très variable et parfois anecdotique :

[Le choix des mot est] issu de discussions avec des conseillers locaux, confirme M. Melançon. « Ce sont des choses qui ne sont jamais dites très clairement », dit-il. On y trouve aussi, forcément, une part de subjectivité. (Le devoir, Une «nounounerie» de plus au Larousse)

Le blogue de L'Oreille tendue critique le choix d'inclure le mot en priorité. Le mot est certainement rare quand on le compare à niaiserie comme on l'a dit ailleurs, mais il est attesté à l'écrit depuis un bon moment déjà, on le trouve à plus d'une reprise dans au moins une oeuvre québécoise comme Le Cassé de Jacques Renaud par exemple. On verra si son inscription au PLI le rendra plus courant...

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    Avec nounounerie il y a la notion de béatitude devant le jeune enfant qui subjectivement incite à bétifier [Larousse] « Dire des niaiseries, parler, agir d'une manière puérile. » … le niais ne peut dire des niaiseries qu'après l'âge social de raison, ce qui permet alors toutes les perversions/modulations d'intention. – Personne May 6 at 15:14

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