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Les sigles TLFi et CNRTL sont-ils interchangeables pour désigner le dictionnaire ; CNTRL est-il une variante orthographique acceptable du deuxième ?

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  • 2
    Notez que TLFi et CNRTL ne sont pas des acronymes: un acronyme est un sigle qui se prononce comme un mot ordinaire et sans épeler chaque lettre (ex: Sida, ONU, OTAN, etc.). J'ai essayé avec TLFi, j'ai postillonné... fr.wikipedia.org/wiki/Acronymie
    – Greg
    Jun 14, 2021 at 5:48
  • Attention, lorsqu'on cherche un mot dans le dictionnaire connu sous le sigle de TLFi, le lien qui apparaissent contient le sigle CNRTL. Comme ceci: cnrtl.fr/definition/[mot recherché]. Dans la mesure où le site lui-même utilise cette adresse, je ne vois pas de mal à utiliser cette espèce de synecdoque pour le dico en soi. Evidemment, CNTRL est une erreur d'ortographe, très facile à faire, et moi je le fais assez souvent quand je ne me relis pas.
    – Lambie
    Jun 14, 2021 at 16:12
  • En Espagne, ils ont la Real Academia Española, qui fait un dictionnaire qui s'appelle Diccionario de la lengua española. On dit l'un ou l'autre pour dire la même chose.
    – Lambie
    Jun 14, 2021 at 16:22
  • 1
    @Lambie En France, on a l'Académie française qui fait le dictionnaire de l'Académie. Si tu cites leur dictionnaire, tu peux dire Dict. de l'Académie ou Académie française, c'est sensiblement la même chose que le cas espagnol. En revanche, le CNRTL n'est pas l'auteur du TLFi, ce n'est que l'un de ses éditeurs. On ne va pas citer une phrase de Proust en l'attribuant à Gallimard. Tu es d'accord avec ça ?
    – jlliagre
    Jun 15, 2021 at 11:54

1 Answer 1

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Sur le site, on trouve 23 fautes d'inattention concernant le CNRTL (CNTRL ressemble à la touche ctrl avec un n de plus... ), le Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales, que l'on présente par ailleurs ainsi :

Créé en 2005 par le CNRS, le CNRTL fédère au sein d’un portail unique, un ensemble de ressources linguistiques informatisées et d’outils de traitement de la langue.
Le CNRTL intègre le recensement, la documentation (métadonnées), la normalisation, l’archivage, l’enrichissement et la diffusion des ressources.
La pérennité du service et des données est garantie par l’adossement à l’UMR ATILF (CNRS – Nancy Université), le soutien du CNRS ainsi que son intégration dans le projet d’équipement d'excellence ORTOLANG.

[ CNRTL ]


Dans un grand nombre de cas, ces fautes sont doublées d'une incompréhension et d'un emploi métonymique d'un sigle (fautif dans certains cas on vient de le voir) pour signifier un quelconque dictionnaire, or :

Le TLFi est la version informatisée du TLF, un dictionnaire des XIXe et XXe siècles en 16 volumes et 1 supplément qui contient : 100 000 mots avec leur histoire, 270 000 définitions, 430 000 exemples.

[ ATILF ]

Le Trésor de la langue française informatisé, version informatisée du TLF, est en accès libre sur le site du TLFi et du Centre national de ressources textuelles et lexicales (CNRTL).

[ ATILF ]

Le TLFi est l'une des ressources du portail lexical du site du CNRTL ; le CNRTL est adossé à l'ATILF : « L’ATILF (Analyse et Traitement Informatique de la Langue Française) est un laboratoire de recherche en sciences du langage. Cette unité mixte de recherche (UMR 7118) a deux tutelles : le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et l’Université de Lorraine (UL). ».

Comme on l'a vu précédemment, le CNRS a créé le CNRTL, dont le site web héberge entre autres la version informatisée du TLF comme nous venons de le voir.

Le CNRS, le Centre national de la recherche scientifique, créé en 1939, « est un organisme public de recherche pluridisciplinaire placé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation » [de la République française, faut-il le mentionner]. Sa mission : « Identifier, effectuer ou faire effectuer, seul ou avec ses partenaires, toutes les recherches présentant un intérêt pour la science ainsi que pour le progrès technologique, social et culturel du pays. »


Le Trésor de la langue française (TLF) original, chef-d'oeuvre chez Gallimard, conçu par Paul Imbs et dirigé par Bernard Quemada de 1977 à 1994, dispose de son sujet sur plus de vingt-trois mille (23000) pages en 16 volumes et commande un certain respect qui à son tour invite un bref rappel de son histoire, et ça tombe bien le CNRTL nous en propose justement un :

Le Trésor de la Langue Française informatisé (TLFi), est la version informatisée du Trésor de la Langue Française (TLF), dictionnaire des XIXe et XXe siècles en 16 volumes. En voici, pendant plus de quarante ans, les grandes étapes :

1957 : Le recteur Paul Imbs a pour mission de remplacer le Littré tombé dans le domaine public par une œuvre entièrement originale tant par sa structure et sa conception que par ses fondements.
1960 : Il fonde le Centre de recherche pour un Trésor de la langue française (qui deviendra l’INALF) avec pour mission de réunir la documentation, d’assurer la rédaction et la publication du TLF. Un vaste ensemble documentaire informatisé bibliographique, lexicographique et textuel est constitué. Ce dernier fonds, source essentielle de l’illustration en exemples des articles du dictionnaire, constitue également la base de données textuelles françaises, Frantext, mondialement diffusée.
1964 : Date du dernier texte saisi pour le XXe siècle. Les rédacteurs du TLF disposent désormais en permanence d’une source d’exemples d’une ampleur et d’une valeur inestimables.
1971 : Publication du premier tome.
1994 : Publication du seizième et dernier tome du TLF.
1990-1991 : Lancement de la première étude d’informatisation du TLF dans les locaux du laboratoire nancéien de l’Institut National de la Langue Française (INALF – CNRS), devenu aujourd’hui laboratoire ATILF Analyse et Traitement Informatique de la Langue Française (laboratoire associé au CNRS et l’Université de Lorraine).
1992 : Acquisition des bandes de photocomposition des tomes 9 à 16 et premiers essais d’informatisation du tome 14 au laboratoire.
1993 : Début des travaux au service informatique, un prototype fonctionne sur le volume 14.
1995 : Colloque international à Nancy « Autour de l’information du Trésor de la Langue Française ».
1996 : Traitement des archives de photocomposition des tomes 9, 10 et 14 à 16 par un prestataire.
1996-98 : Constitution de l’archive informatique pour les tomes 1 à 8 par un prestataire. Traitement des archives de photocomposition des tomes 11, 12, 13 au laboratoire.
1998 : Consultation en accès libre sur le site de l’ATILF, d’une maquette comprenant les tomes 9, 10 et 14 à 16.
1999 : Consultation en accès libre, sur ce même site, d’une maquette comprenant le tome 16.
2000 : Relecture et vérification des balises de la totalité des tomes par un prestataire. Amélioration du logiciel : hypernavigation.
2001 : Achèvement des travaux : intégration des corrections, vérifications….
2004 : Le cédérom du Trésor de la Langue Française paraît en novembre chez CNRS Éditions


On y réfère dans les sources primaires du français moderne à l'Académie française :

Trésor de la Langue Française Informatisé (TLFi), Nancy, CNRS, ATILF (Analyse et traitement informatique de la langue française), UMR CNRS-Université Nancy.

Le bon usage (Grevisse et Goosse, Boeck/Duculot, 14e) qui renvoie souvent familièrement au « Trésor » y réfère de la manière suivante en bibliographie :

Trésor de la langue française. Dictionnaire de la langue du XIXe et du XXe siècle. P., Éditions du Centre national de la recherche scientifique, puis Gallimard, 1971-1994, 16 vol.

La BDL réfère au Trésor de la langue français informatisé (TLFi) dans au moins une rubrique etc. (1,2,3)


La version du TLFi hébergée sur le site de l'ATILF comporte la mention suivante :

La présente ressource est produite et diffusée par l’ATILF à des fins de consultation pour l’enseignement et la recherche, à l’exclusion de toute exploitation commerciale. La citation d’un extrait de la ressource au sein d’une publication scientifique est autorisée sous condition de porter la mention suivante :

TLFi : Trésor de la langue Française informatisé, http://www.atilf.fr/tlfi, ATILF - CNRS & Université de Lorraine.

Son FAQ traite aussi de « la version du TLF sur le CNRTL [...] ». Le site web de l'ATILF héberge par ailleurs, à l'image de celui du CNRTL, un ensemble de projets et ressources.


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Il s'ensuit que non, TLFi et CNRTL ne sont pas des sigles interchangeables. Le premier désigne un dictionnaire informatisé, le second est un centre et l'un de deux sites web hébergeant ce dictionnaire parmi d'autres ressources. D'autre part il n'y a aucune variante orthographique du sigle CNRTL ; on trouve parfois (10%) la faute CNTRL.

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    @Personne Malheuresement, je ne crois pas : « Avertissement : la rédaction du TLF est terminée depuis 1994 et la plupart des contributeurs ont quitté le laboratoire. Il n’a pas vocation à être mis à jour. Cette ressource, qui ne fait pas l’objet d’une veille lexicographique, est donc close « en l’état ». Il est donc tout à fait naturel que les définitions qui s’y trouvent ne rendent pas compte des évolutions de la société. » (ATILF) Jun 14, 2021 at 17:24
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    @Lambie de les inverser je pense.
    – jlliagre
    Jun 14, 2021 at 21:19
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    @jlliagre CNRTL a) GRAMM. Mettre dans la position inverse à la précédente, changer l'ordre, modifier en permutant les éléments. Synon. intervertir, inverser, retourner. Renverser les termes.
    – Lambie
    Jun 14, 2021 at 21:32
  • 1
    Renverser l’ordre des lettres, les tordre, en pétrir la matière visuelle et sonore, c’est aussi traiter les mots comme des choses :halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01421472/document Il suffit d'ajouter l'ordre. Mais c'est pinailler. Il serait plus utile de dire quelque chose sur le fond et pas sur la forme. Mais bon, tu as décidé de me critiquer sans relâche....
    – Lambie
    Jun 14, 2021 at 21:41
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    @Lambie Oui, c'est un exemple d'une personne qui se trompe comme beaucoup. L'une des raisons est que le TLFi est le dictionnaire proposé par défaut par le CNRTL. Je m'étonne quand même que quelqu'un qui a fait des études supérieures comme toi, dans une université française qui plus est, fasse peu cas de la citation exacte de ses sources, ce qui est un forme de mépris pour les auteurs originaux d'un travail monumental comme le TLF. Tu ne ferais sûrement pas la même erreur avec une citation de la RAE trouvée sur un portail, par exemple Yahoo!, que tu attribuerais à Yahoo! sur Spanish Language...
    – jlliagre
    Jun 15, 2021 at 0:36

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