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J’ai appris à utiliser l’inversion sujet-verbe de la première personne du singulier il y a un an et demi, mais j’ai rencontré quelques exemples bizarres. Celui qui m’a toujours confondue est écrit ci-dessus. On m’a dit qu’il s’agit du subjonctif, mais je n'ai pu créer qu’une phrase aujourd’hui qui me semble toujours bizarre:

C’est la seule chose que puissé-je faire.

Grammaticalement, tout me semble juste: l’inversion après un pronom relatif et l’utilisation du subjonctif après « la seule », mais elle me semble un peu dégoutante à l’oreille. Alors, elle est juste?

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  • Dégoutante ou déroutante ?
    – jlliagre
    Jun 20 at 10:42
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La forme attendue est:

C’est la seule chose que je puisse faire.

On peut aussi utiliser l'indicatif, plus factuel :

C’est la seule chose que je puis faire. (littéraire)

ou le plus courant :

C’est la seule chose que je peux faire.

La forme littéraire puissé-je existe bien, mais l'inversion n'est pas possible dans la phrase proposée car n'entrant dans aucun de ses cas d'usage (interrogative, exclamative, incise, etc.).

Elle aurait été possible dans :

Puissé1-je seulement faire cette chose !

mais ce n'est plus employé aujourd'hui sauf quand un effet de style est souhaité. Des formes équivalentes de même sens rencontrées en français moderne sont :

Que j'aimerais pouvoir faire cette chose !

Ah, si je pouvais faire cette chose !

Voir aussi: Alternatives à la finale « -é » tonique dans « Chanté-je juste ? »

1 Ce é étant prononcé /ɛ/ et pas /e/, les rectifications de la réforme orthographique de 1990 permettent de le remplacer par un è pour rendre l'orthographe plus conforme à la phonétique (puissè-je).

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