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Le texte suivant est extrait d'un article récent.

Un terrible accident s’est produit vendredi soir vers 22 heures à Barbaste dans le Lot-et-Garonne, où deux jeunes filles âgées de 16 ans ont perdu la vie. Selon les premiers éléments, le conducteur, âgé de 18 ans et originaire d’Agen, habitant Condom, aurait perdu le contrôle de son véhicule pour une raison encore indéterminée. La voiture est allée s’encastrer dans un platane.

Les définitions du terme « encastrer » au TLFi n"impliquent qu'une relation de pénétration, alors que la situation qui résulte lorsqu'un véhicule percute un arbre n'est jamais celle d'une pénétration de l'arbre par le véhicule ; c'est seulement l'inverse qui se produit et une partie du véhicule entoure alors l'arbre en partie, et en plus ce n'est pas un cas courant parce que le véhicule est assez souvent simplement arrêté ou déporté sur un côté.

Le Wiktionnaire ne laisse entrevoir aucune autre possibilité ; idem pour l'internaute, Le Larousse, et Le Robert.

L'exemple de cet usage produit ci-dessus n'est pas le premier que je trouve ; le verbe « encastrer » est souvent utilisé dans ce contexte de véhicule qui percute soit un arbre soit autre chose.

S'agit-il d'un nouvel usage et doit-on l'accepter, ou bien est-ce clairement du non-sens qui se trouve colporté en raison de négligence répétée ?

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Une voiture encastrée dans un arbre, une balustrade, un mur, une autre voiture, est quelque chose de très habituel (malheureusement) et que j'ai toujours entendu et il ne s'agit pas d'un nouvel emploi.

Cet emploi correspond à la définition du TLF

− P. anal.
A. Embourber, coincer. » Dans le cas d'une voiture je retiendrai « coincer ».

Le Dictionnaire culturel en langue française ne passe même pas par ce détour de « coincer » :

entre de vieux murs sans fenêtres, faits de débris de toutes les époques de l’histoire et où, çà et là, s’encastrent une pierre hébraïque, un marbre romain. (P. Loti) Par anal. La voiture s'est encastrée dans le mur.

Dans tous les cas il s'agit d'une analogie.

From a comment by @jlliagre :

On emploie encastré uniquement dans le cas où le contact est maintenu, a entraîné une grosse déformation qui empêche tout ou partie des mouvements naturels du véhicule.



Cette expression se trouve essentiellement dans les rubriques faits divers de la presse locale, écrite et parlée, et c'est pour cela qu'il est relativement difficile de trouver des usages anciens. Une recherche dans books.google de "s'encastrer dans un arbre", fait quand même ressortir de nombreux exemples, et, parmi ceux du siècle dernier celui-ci trouvé dans un roman de 1991 :

La 309 avait butté par l'avant et le pavillon était venu s'encastrer dans un arbre. Elle était restée le coffre en l'air, les phares plantés dans le sol. (L'Outrage en plus, Serge Livrozet · 1991)

Un autre exemple a attiré mon attention puisqu'on trouve l'expression dans un ouvrage de 2013 consacré aux assurances (L'assurance « Collective Accidents de Droit Commun ») et qui rapporte des paroles juridiques :

« La victime circulait de A. vers C., elle perdit pour une raison indéterminée le contrôle de son véhicule, qui alla s'encastrer dans un arbre et, selon le témoin, qui a vu le choc... »


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    @LPH Pourquoi laisses-tu entendre que None a dit que ça correspondrait à embourber alors qu'au contraire, elle ne retient pas ce premier sens ? Pourquoi refuses-tu le sens de coincer ? Une voiture qui s'est encastrée dans un arbre n'est plus libre de ses mouvement, elle est... coincée. TLFi: Coincé: Qui est immobilisé sous l'action d'agents extérieurs.
    – jlliagre
    Jul 9, 2023 at 0:58
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    @LPH Non, encastrer est bien le terme qui convient. Une voiture entrée en collision avec un arbre mais qui a "rebondi" dessus n'est pas encastrée dans ledit arbre. On emploie encastré uniquement dans le cas où le contact est maintenu, a entraîné une grosse déformation qui empêche tout ou partie des mouvements naturels du véhicule.
    – jlliagre
    Jul 9, 2023 at 9:01
  • 2
    @LPH L'idée que les mots véhiculent une idée fondamentale et qu'ils devraient s'y tenir à la lettre au fil des siècles est tout simplement absurde, contraire à toute approche scientifique de l'étude des langues.
    – jlliagre
    Jul 9, 2023 at 9:49
  • 2
    L'usage prévaut sur toute autre considération, L'usage se contrefout des ouvrages prescriptivistes, il a le temps avec lui.
    – jlliagre
    Jul 9, 2023 at 10:26
  • 1
    @Frank La GGF, extrait de l'intro « Elle vise à dire comment on écrit et on parle, et non comment il faut écrire ou parler. [...] Notre objectif est de proposer un système cohérent permettant de décrire la diversité des usages actuels. [Cet ouvrage] inclut des usages condamnés par la norme, à partir du moment où ils sont fréquents et appropriés à certaines situations ».
    – None
    Jul 9, 2023 at 16:12

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