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In oral and informal writing style, the indefinite third person singular (“on”) tends to be used instead of the first person plural “nous”. For example:

Ensuite, on est allé danser

instead of

Ensuite, nous sommes allés danser

What’s the name of this phenomenon (if it has one)? Does anyone have an example of the same phenomenon in another language?


Comment s'appelle le processus tendant à remplacer l'usage du nous par on (voir exemples ci-dessus) ? Avez-vous un exemple de ce processus à l'œuvre dans une autre langue ?

  • 1
    Je ne connais pas le nom de ce processus, mais je suppose qu'il s'apparente à ce qu'on trouve en allemand avec « Man » : « Man kann ... » – ℝaphink Aug 17 '11 at 22:22
  • This phenomenon exists in most European languages, including German ('Man') and English ('one', which rarely replaces 'we', but can have the same generality-inducing nuance as 'on' in French). @Sylvain mentions "énallage" below, which I must admit I had never heard of, but the definition seems a bit more general that what you are describing (it means: any grammatical substitution). – Dave Aug 18 '11 at 1:49
  • Personnellement, j'appelerais ce processus "une faute". – Joubarc Aug 18 '11 at 6:10
  • Wikipedia complète la réponse de Sylvain Peyronnet. – Louis Pieters Sep 24 '11 at 13:12
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En français on appelle cela "l'énallage", and in english "enallage" (that's convenient!).

In fact, the action corresponding to moving from "nous" to "on" is a particular form of enallage, which is the action of transforming a grammar form into another one.

  • Énallage semble effectivement le terme général, ce qui me convient très bien. C'est un bon point de départ pour mes recherches... – F'x Aug 18 '11 at 7:38
  • @F'x Le terme énallage décrit un effet de style. Est-ce que la question portait sur la variation en temps qu'effet de style ou en temps que phénomène linguistique ? – GAM PUB Jan 31 '17 at 17:03
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Il faut reconnaître que cet énallage (figure de style rhétorique, donc de surface) recouvre une substitution grammaticale bien plus profonde.

En effet dans le français parlé, les terminaisons disparaissent [j'aim, tu aim, il aim, on aim, vous aimez, ilz aim]. Sauf pour la 2ème personne du pluriel, qui est associée à une forme de politesse donc incite à passer à un registre supérieur. La conjugaison devient alors purement préfixée, puisque le temps s’exprime aussi surtout par auxiliaire [on aim, on a aimé, on va aimé(-er)].

On peut donc se demander s'il ne s'agit pas plutôt d'un adstrat. Celui qui serait inhérent à la diglossie du français vivant (parlé) + français standard (écrit).

  • 2
    Sauf pour la 2e personne du pluriel j'imagine ? La tendance qui pousse à unifier les terminaisons à l'oral est effectivement une raison probable. – Stéphane Gimenez Feb 20 '13 at 15:18
  • +1, je pencherais pour la diglossie appliquée à un langage selon sa forme orale/écrite, sa référence au vivant/mémoriel, ses règles d'usage/orthodoxe. – cl-r Rendez confiance à FL Feb 20 '13 at 15:49
  • @Stéphane : la 2ème personne du pluriel m'a toujours intriguée. C'est, me semble-t-il, le seul cas où la conjuguaison postfixée est audible. Or le vou-z-aim est interprété comme une élipse du sujet, jamais comme celui du suffixe de conjuguaison. – AlainD Mar 4 '13 at 22:46
  • Est-ce que la question portait seulement sur le présent ? Les terminaisons ne disparaissent pas à tous les temps aux personnes 1SG ,2SG , 3SG et 3PL, et pas particulièrement avec ÊTRE. – GAM PUB Jan 31 '17 at 17:02

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