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La tendance générale est souvent à l'amuïssement mais il y a de nombreuses exceptions, dont but :

Les consonnes finales en latin ou devenues finales par la dispariton de la syllabe finale se sont généralement maintenues en anc. fr., puis se sont souvent amuïes par la suite.

Les exceptions sont nombreuses. En particulier, des consonnes qui n'étaient plus que graphiques s'articulent de nouveau dans des monosyllabes, soumis plus que les autres mots à des homophonies gênantes : [ on donne des exemples de concurrences contemporaines... cric, but et mœurs ].[...].
Les consonnes finales muettes reparaissent dans les liaisons [...].

[ Le bon usage, Grevisse et Goosse, ed. Boeck/Duculot, 14e, §78 ]

Au Québec mon expérience est que la situation est comparable pour cric \kʁik\ et moeurs \mœʁs\ mais pas pour but où l'on prononce systématiquement \by\ et où faire entendre la consonne finale est inusité et identifie le parler outrecuidant de l'européen snob qui l'ignore (la BDL dit qu'on peut prononcer des deux manières). On prononce la consonne finale dans brut \bʁyt\ ; je ne sais pas si le mot correspond au prototype de transformation présenté au LBU.


Donc oui variation, région et contexte (liaison, origine du mot) selon la situation.