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À la base la présence de en dans en avoir marre s'explique parce que cette locution (apparue au XIXes.) est une des nombreuses expressions1 calquées sur en avoir assez, moins familière et plus ancienne (XII-XIIIe s.).

Donc pour en savoir plus sur ce en on peut se pencher sur les ouvrages de grammaire en cherchant à en avoir assez. Tout en sachant que ceci n'est ni spécifique à en avoir assez (et ses calques), ni même à en.

En (et y) sont des pronoms dits « faibles» dont la valeur sémantique est très imprécise. Consultons deux ouvrages de grammaire.

Le bon usage (§ 503, 10e édition) :

en et y ont une valeur très imprécise2, tantôt vaguement pronominale, tantôt vaguement adverbiale, dans un grand nombre d'expressions telles que : s'en aller, s'en venir, s'en faire, s'en tirer, en vouloir à quelqu'un, s'en tenir à quelque chose, il en est ainsi, en avoir assez, etc...

La grande grammaire du français (p.1012) :

Les proformes faibles figées :
Les proformes faibles figées sont obligatoires et ne remplacent pas un sujet ou un complément. Elles ne sont pas référentielles et ne s'interprétent que comme une partie d'une expression figée (en avoir assez, en venir aux mains, en voire des vertes et des pas mûres). Dans certains cas le verbe admet aussi un complément qui n'est pas figé : en avoir assez (de), s'y connaitre (en) etc. (Paul s'y connait en architecture. // Paul en a assez de cette histoire. // Ils en sont venus aux mains.)


1 Je ne citerai que : en avoir marre, en avoir ras le bol, en avoir sa dose, en avoir sa claque, en avoir ras la casquette, etc., je dois en oublier.
2 C'est moi qui souligne.

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